Le fil Inflexions

Les 19 et 20 juillet, Inflexions sera au salon du livre de Saint-Cyr Coëtquidan

20 juin : mise en place du comité scientifique pour la commémoration du 150e anniversaire de la guerre de 1870

N° 41

L'allié

Éditorial

Frédéric Gout

Dossier

Haïm Korsia

L’Arche d’alliance

L’Arche d’alliance symbolise un pacte, une promesse, une alliance entre Dieu et l’humanité, préparant la réception de la parole divine. Les dix commandements qui y sont conservés sont des principes porteurs d’espérance, de générosité et de bonheur. De leur respect découlent l’épanouissement et le bonheur des hommes.
Benoît Rossignol

Qu’est-ce qu’un allié pour Rome ?

Tout autant que la victoire militaire, l’alliance et la diplomatie ont été des instruments de l’expansion et de la domination romaine. Et si les conditions de l’alliance, fixées unilatéralement par Rome, étaient variables, l’horizon de l’intégration à la romanité a assuré la cohésion de l’empire.
Marc Vigié

Les traités franco-américains de 1778 ou la diplomatie du tabac

Ce ne sont ni les bons sentiments ni les idéaux exaltés par La Fayette qui poussent les Insurgents d’Amérique et la monarchie française, que tout oppose, à sceller une alliance commerciale, politique et militaire en 1778, mais une communauté d’intérêts sur fond d’hostilité à l’Angleterre.
Julie D’Andurain

La méthode Lyautey

Préconisant de recourir à la force comme ultima ratio et non comme préalable à la négociation, la vision de Lyautey s’appuie sur la nécessité, une fois les combats terminés, d’organiser les territoires dans un cadre pacifique et rassurant pour les populations locales. Dès lors, la recherche des alliances apparaît comme l’un des passages obligés de la guerre coloniale.
François Lagrange

Un bon allié pour les poilus

Qu’est-ce qu’un bon allié de l’avis des soldats français sur le front occidental ? L’étude de leurs lettres et des synthèses périodiques élaborées par le contrôle postal permet d’indiquer certaines inflexions significatives, essentiellement pour la perception des quatre alliés majeurs : les Russes, les Britanniques, les Italiens et les Américains.
Philippe Vial

La guerre en coalition : la voie française

Les coalitions sont devenues pour la France une réalité d’une importance croissante depuis un siècle. De ponctuelle avant 1945, elle est devenue structurelle pour un pays dont la sécurité ne se conçoit plus dans un cadre purement national. Or il existe une voie française de la guerre en coalition, qui est un révélateur méconnu mais puissant de l’identité nationale en matière de défense.
Jean-Vincent Holeindre | Marie Robin

Qu’est-ce qu’un allié ?

En s’appuyant sur la métaphore des cartes, distinguons l’allié de pique, avec lequel on s’associe parce que l’on en a peur ; l’allié de trèfle, que l’on choisit parce que l’on en a besoin ; l’allié de cœur, avec lequel on partage des valeurs ; et l’allié de carreau, auquel on est lié par des normes, par exemple un traité. Quelles sont les combinaisons gagnantes ?
Guillaume Lasconjarias | Olivier Schmitt

Des alliances par temps de turbulences

La question de savoir qui sont nos principaux alliés et ce qu’il faut en attendre a longtemps reçu une réponse relativement simple. Mais les évolutions récentes de la donne stratégique semblent augurer une profonde recomposition du jeu des alliances à l’issue encore incertaine.
Jean-Philippe Rolland

L’allié naval

Les forces navales, très intégrées par construction, déploient fréquemment leur action dans un cadre multinational, en appliquant des modes coopératifs, tactiques et techniques hérités de l’Alliance atlantique. Ce socle d’interopérabilité, qui permet aussi d’agir dans d’autres cadres politiques, est un trésor méconnu qu’il est essentiel de préserver.
Charles Beaudouin

L’interopérabilité multinationale

Les engagements de l’armée de terre sont aujourd’hui le plus souvent conduits avec des alliés ou en coalition multinationale. Pour ce faire, organisation, doctrines, procédures, équipements et relations humaines doivent être compatibles.
Olivier Rittimann

Occuper un poste interallié

Pour les Français, servir en poste interallié est encore objet de nombreux préjugés, idées reçues, poncifs. Non, il n’est pas obligatoire d’avoir un « marquant » relations internationales. Non, ce ne sont pas des vacances, bien payées de surcroît. Non, l’otan n’est pas une usine à gaz bureaucratique et normative.
Jean Michelin

Quel allié sommes-nous ?

S’interroger sur la façon dont nos alliés nous perçoivent implique de concentrer l’étude sur les ressentis et permet de comprendre que la France est un allié à la fois difficile et recherché. En avoir conscience et chercher à le comprendre, y compris avec humour, est un élément important du bon fonctionnement de nos alliances.
Laurent Luisetti | Julien Viant

Influencer son allié

Dans le monde particulièrement complexe d’aujourd’hui, influencer son allié est un nécessaire préalable à la mise en œuvre de toute stratégie élaborée au service de l’intérêt supérieur de la nation. La connaissance des nombreuses techniques qu’elles pourront utiliser doit faire partie de la formation des élites.
Jérôme Pellistrandi

Trahir

La trahison est une réalité militaire et politique qui a marqué notre histoire. Retour sur l’attaque de Mers el-Kébir par les Britanniques (1940), sur l’occupation de la zone sud (1942) en violation des conventions de l’armistice de juin 1940, et sur la crise de Suez (1956), marquée par un lâchage politique de la part de Washington.
Philippe Herzog

L’alliance des européens en devenir

De tout temps les alliances des Européens ont reposé sur une vision du monde. Euro-centrées et dominatrices, elles doivent désormais s’établir sur une acceptation de la pluralité du monde et devenir coopératives. C’est une véritable révolution copernicienne.

Pour nourrir le débat

Marc Vigié

La grande guerre est terminée !

Une évidence s’impose, y compris aux esprits chagrins qui en doutaient comme aux tenants d’un postmodernisme hypercritique qui s’en agaceront : le Centenaire aura été exemplaire, la commémoration réussie. Reste à établir les raisons d’un succès tout à la fois historique, politique et civique.
Patrick Clervoy

Ce que racontent, dans le silence, les monuments aux morts

Les monuments aux morts de la Grande Guerre rendent hommage à l’héroïsme et au sacrifice de ceux qui y furent tués. Vus de loin, ils sont martiaux et glorieux. Mais de près, ils chuchotent parfois une autre histoire.
François Cochet

L’historien et le romancier : les meilleurs ennemis du monde ?

Les relations entre l’historien et le romancier sont tout sauf simples. Tout à la fois complémentaires et conflictuelles, elles posent un certain nombre de questions sur la construction des savoirs, les pratiques d’écriture, mais aussi les imprégnations sociales par ces savoirs. Un éclairage avec l’exemple de la Grande Guerre.

Comptes rendus de lecture