La création des orchestres militaires ne remonte qu’à 1766, mais dès lors ceux-ci ont occupé une place considérable dans la vie culturelle française et internationale, constituant ce que l’on peut appeler un outil d’influence au service de la France.
Après la dispersion des maîtrises par la Révolution, ce sont les maîtres de musique militaires qui ont assuré l’enseignement de cet art. L’exemple venait des Gardes françaises, car « une sorte d’école avait été fondée pour l’instruction des jeunes musiciens et, vers 1784, un nommé André, qui faisait partie depuis quinze ans de la musique de Versailles, entra au dépôt en qualité de maître de musique “pour enseigner les jeunes gens” »1. En 1789, Bernard Sarrette réunit les élèves musiciens de l’école de musique des Gardes françaises pour former la musique de la Garde nationale puis, en 1792, une école de musique au sein de celle-ci. L’Institut national de musique est créé en brumaire an II (novembre 1793) et la loi du 16 thermidor an III (3 août 1795) l’organise définitivement sous le nom de Conservatoire national de musique, dont Sarrette conserve la direction jusqu’en 18152. Georges Kastner précise les effectifs des musiciens formés : « On assure qu’environ depuis 1791 jusqu’à l’an V, le Conservatoire put fournir quatre cents élèves pour le service des armées de la République3. »
S’ils suppriment les musiques d’église, les révolutionnaires ont parfaitement compris l’intérêt de la musique de plein air. En juillet 1795, lors des débats sur l’organisation de l’Institut, le conventionnel Marie-Joseph Chénier justifie l’intérêt de la musique aux armées : « Si donc cet art est utile, s’il est moral, si même il est nécessaire pour les armées, pour les fêtes nationales et, ce qui comprend tout, pour la splendeur de la République, hâtez-vous, représentants, de lui assurer un asile. Déjà, depuis vingt ans, les progrès rapides qu’il a faits parmi nous ont augmenté la gloire que la France s’est acquise dans les beaux-arts. L’Allemagne et l’orgueilleuse Italie, vaincues en tout le reste par la France, mais longtemps victorieuses en ce genre seul, ont enfin trouvé une rivale4. »
Ainsi les chefs de musique militaires sont à l’origine de la plupart des conservatoires et des écoles de musique, ainsi que des harmonies municipales. Le premier concours d’orchestres de plein air a lieu le 14 juillet 1807 à Douai5. Dès l’Empire, dans cette région du nord de la France, les chefs de musique avaient formé suffisamment de bons musiciens pour confronter leurs formations en public. En région parisienne, le premier concours de musiques militaires se tient à La Villette en 1827, avec un jury composé de professeurs du Conservatoire6. Il est reconduit par la municipalité jusqu’en 1844. En 1845, un autre concours se tient sur le Champ-de-Mars devant la commission en charge de la réorganisation des orchestres militaires afin de départager les différentes propositions en concurrence. Il débouche sur l’adoption de l’orchestre de plein air qui va servir de modèle à toutes les armées du continent ainsi qu’aux très nombreuses harmonies civiles qui sont créées sur son modèle en France et en Europe puis très rapidement aux Amériques.
Ce développement des orchestres de plein air, conjointement avec les orphéons7, est encouragé et financé par les politiques qui voient dans la musique un outil d’harmonie et de paix sociale capable de répondre aux complots, aux attentats et aux émeutes.
- Le meilleur orchestre d’Europe
Traduisant ce besoin d’harmonie, le Printemps des peuples8, avec la prise de conscience des aspirations nationales, amène l’adoption d’hymnes nationaux, chantés mais aussi exécutés par les orchestres militaires. Comme l’observe Patrick Péronnet, le concert de la musique des Guides au Crystal Palace à Londres en 1854 est probablement le premier déplacement à l’étranger d’un orchestre militaire « en l’absence de champ de bataille et surtout de la présence du souverain »9, inaugurant le nouveau rôle diplomatique de ces formations et illustrant leur fonction d’agent d’influence. C’est de cette prestation que date l’usage d’exécuter les hymnes nationaux, même si le régime impérial n’a alors pas encore officiellement adopté le sien. Un usage lors des cérémonies protocolaires qui va progressivement s’étendre à toute la planète au fur et à mesure du développement de l’enseignement du solfège et de l’adoption des instruments de plein air européens.
La guerre de Crimée (1853-1856) est l’occasion d’une confrontation des orchestres militaires qui confirme l’excellence française depuis l’adoption de l’orchestre de Sax. Surclassée, l’armée britannique répond en créant la Royal Military School of Music de Kneller Hall10.
On peut donc considérer que l’adoption de l’organisation proposée par Adolphe Sax11 constitue une revanche culturelle française sur la défaite militaire de Waterloo. Le développement du rôle protocolaire et diplomatique de ces orchestres n’a été possible qu’avec l’organisation que celui-ci a mis en place et le résultat esthétique obtenu. Napoléon III et la France sont fiers de leur musique. Ils n’hésitent pas à la faire entendre et les compositeurs nationaux en profitent pour étendre leur réputation. Même le quotidien de référence britannique The Times, rarement complaisant avec le rival d’outre-Manche, est obligé de constater en 1854 que « l’orchestre des guides reste sans rival en Europe »12.
- Concours international
La prééminence de la France est reconnue par les pays européens quand ceux-ci acceptent de participer au premier concours international de musiques militaires, organisé à Paris en 1867. Si l’absence de l’Angleterre et des États-Unis est officiellement justifiée par l’expédition du Mexique13, on peut penser qu’elle est plus profondément l’expression d’une rivalité ancestrale. Cette manifestation consacre incontestablement le rôle de représentation diplomatique dévolu à ces orchestres protocolaires. C’est aussi une reconnaissance de leur qualité et, plus généralement, du rôle de la musique dans l’harmonisation des sociétés et de la concurrence qui s’établit pour en prendre le contrôle.
En 1872, les États-Unis organisent à Boston un festival international de musiques militaires. Deux ans après la guerre de 1870, un concours, donc une confrontation, notamment entre la France et l’Allemagne, était impossible. Il n’est plus envisageable de classer ces formations dont le rôle est désormais réservé à la représentation. Le déplacement de l’orchestre de la Garde républicaine est donc diplomatique ; il vise à faire oublier la calamiteuse campagne du Mexique.
- Diplomatie musicale
En 1899, l’orchestre de la Garde est invité en Russie pour célébrer l’amitié franco-russe. Puis les tournées se succèdent : Turin en 1902, Genève en 1903, États-Unis en 1904, Londres, Milan et Genève à nouveau en 1906, Valence en 1907. « Tout ceci vient seconder la diplomatie nationale et la politique d’alliances hyperactive du ministre des Affaires étrangères, Théophile Delcassé, entre 1898 et 190514. » En 1913, son effectif est porté à soixante-dix-sept instrumentistes au lieu de cinquante-trois, norme des autres formations.
La Grande Guerre fait évoluer le rôle des orchestres. Il ne s’agit plus de se confronter musicalement avec des adversaires, mais de soutenir les populations. Après quelques mois de flottement – règlementairement en temps de guerre, les formations sont dissoutes et les musiciens sont transformés en brancardiers15 ou affectés à des tâches administratives –, les concerts reprennent au printemps 191516.
Les hécatombes et l’absence de perspective sur la fin du conflit ont réorienté les prestations vers l’exaltation du patriotisme, les commémorations et les spectacles de bienfaisance. Ainsi, pour répondre à l’invitation du secrétaire d’État à la Guerre et du secrétaire d’État au Trésor des États-Unis, l’ancien chef de la musique de la Garde, Gabriel Parès, démissionnaire en 1910, est sollicité pour monter avec des musiciens militaires blessés ou libérés une formation de quarante instrumentistes qui va se produire durant les trois mois que dure l’exposition universelle de San Francisco. En 1916, après la sanglante bataille de la Somme (quatre cent mille morts), la musique de la Garde républicaine donne cinq grands concerts en Angleterre, en septembre et octobre, afin de soutenir le moral de la population. Celui qui se tient à Green Park réunit cent cinquante mille auditeurs, ce qui montre l’importance de ce type d’événement et sa portée sur les populations. En février 1918, une réunion des musiques alliées est organisée à Rome au bénéfice de la Croix-Rouge, marquant le soutien des alliés à l’Italie après le désastre de Caporetto. Pour appuyer l’effort de guerre, la mission française aux États-Unis demande au gouvernement l’envoi de musiciens. Clemenceau nomme Gabriel Parès chef d’une musique des poilus ; celui-ci dirige plus de deux cents concerts aux États-Unis entre mai 1918 et février 1919.
- Extension planétaire
L’extension des empires coloniaux a permis la diffusion de la musique européenne. Aujourd’hui, la généralisation de l’enregistrement et de la musique gratuite font oublier le rôle joué par les formations musicales militaires17 parmi les populations indigènes de ceux-ci. Si les prestations de ces orchestres de plein air (leur puissance comme leur répertoire) avaient été un choc en Europe alors que ses populations étaient déjà formées à la musique écrite, ce fut une véritable révolution culturelle dans des pays dont les habitants ne connaissaient que les musiques de tradition orale, essentiellement destinées au chant et à la danse. En effet, même les plus anciennes civilisations n’avaient pas conçu d’écriture musicale permettant d’archiver les mélodies et surtout de jouer sur des partitions différentes. Les orchestres traditionnels, aux effectifs limités, ne réunissaient donc que des improvisateurs qui brodaient autour du thème lancé par le meneur. Répartis dans tout l’empire au sein des régiments, les chefs de musique militaires ont formé des musiciens en même temps que l’armée formait des soldats. On ne trouve pas de trace de ce travail dans la règlementation militaire, mais il suffit d’observer des représentations de fanfares de tirailleurs pour remarquer la présence d’instruments de musique indigènes18, attestant que les chefs de musique savaient s’adapter aux cultures autochtones en incorporant leurs sonorités et être ainsi plus accessibles aux populations.
- Enseigner la musique
Le pouvoir de séduction de la musique européenne agit même sur les ennemis séculaires du Vieux Continent. En 1828, Mahmoud II, sultan de l’Empire ottoman, fait appel à Giuseppe Donizetti – le frère de Gaetano – pour composer le premier hymne national. Fait instructeur général de la musique impériale ottomane, Donizetti contribue à la diffusion du solfège et de la musique européenne.
Après 1845 et l’adoption des instruments d’Adolphe Sax, plusieurs chefs d’État sont séduits par les orchestres militaires français. En 1868, Alfred Lemaire, lauréat de flûte et d’harmonie du Conservatoire en 1863, et sous-chef de musique aux voltigeurs de la Garde impériale, est envoyé en Perse par le ministre de la Guerre : il y compose le nouvel hymne l’année suivante et devient directeur général des musiques militaires nationales. Il introduit l’enseignement musical19 dans cette très ancienne civilisation. En 1884, le ministère des Armées japonais recrute Charles Leroux, chef de musique du 78e régiment d’infanterie20 ; il va former le premier orchestre militaire japonais et enseigner le solfège, qu’il introduit dans ce pays. Quatorze ans après la défaite de l’armée française à Sedan, c’est un chef de musique français qui est recruté plutôt qu’un Allemand21 !
- Du dialogue musical en Europe
En 1933, L’Intransigeant, une publication commerciale, organise un festival des musiques militaires à Paris. Signe de son succès, il est reconduit l’année suivante avec des formations étrangères (musique du Royal Sussex Regiment ; fifres, tambours et cornemuses de l’Irish Guards de Londres ; musique du régiment des Grenadiers belges ; musique des Carabinieri Reali de Rome ; musique de la Landwehr suisse ; musique de la Garde grand-ducale luxembourgeoise). En 1936, pour la quatrième édition, la situation internationale empêche l’invitation de formations étrangères. Des échauffourées entre les forces de l’ordre et les ligues pendant les concerts traduisent les tensions internationales, dessinant un front musical.
En 1952 sont créées à Paris les Nuits de l’armée, des manifestations à grand spectacle organisées au Palais des sports. Elles se tiennent aussi à Lyon en 1954 et à Marseille en 1955. Les trois armes et la Garde républicaine y participent avec matériels roulants, chevaux, musiques et fanfares. Elles connaissent un succès grandissant avec un nombre de représentations passant de six à seize et de trente mille à cent cinquante mille spectateurs. Plusieurs enregistrements sont commercialisés, confirmant leur popularité et augmentant leur audience22. La dernière édition a lieu en 1955. La même année, l’otan envisage, sur le modèle français, un Festival atlantique à Paris, Bruxelles, Anvers, Londres, Milan et Copenhague, mais l’évolution de la situation internationale fait avorter le projet. En 1957, le Vél d’Hiv accueille seize représentations des fêtes franco-britanniques23, dont une en présence de la reine Elizabeth, comme en écho à l’opération de l’année précédente sur le canal de Suez.
- Coopération et influence
En 1929, une école des sous-chefs de musique est créée à Courbevoie – elle sera dissoute en 1940. Dans les années 1960, les chefs de musique militaires sont de véritables agents d’influence de la culture française, tels Jean Avignon au Sénégal et René Gaudron au Cambodge. Tout comme Alexis Chottin, qui a débuté comme musicien dans la fanfare des zouaves, qui fonde en 1960 le Conservatoire national de musique de Rabat et harmonise l’hymne national chérifien.
En 1965, c’est la création du Centre de formation et de perfectionnement des sous-officiers musiciens de l’armée de terre (cfpsomat) à Rueil-Malmaison, transformé en 1978 en Conservatoire militaire de musique de l’armée de terre (cmmat), qui assure aussi la formation de musiciens étrangers, essentiellement africains. Ce rayonnement culturel perdure aujourd’hui, notamment avec l’ancien chef de musique de la Garde républicaine, Antoine Langagne, qui enseigne périodiquement en Afrique tout en dirigeant l’École intercommunale de musique de la cchf à Bergues (Nord).
Plus largement, il faut considérer que le modèle français, même oublié, est toujours présent puisque, dans le monde entier, les orchestres du cérémonial d’État sont aujourd’hui encore des formations d’harmonie héritières de l’organisation conçue par Adolphe Sax. Ils restent indispensables, spécialement dans le protocole. Les funérailles d’Elizabeth II en septembre 2022 ont magistralement montré leur importance. Notons toutefois que les Anglo-Saxons sont adeptes du Brass Band24, et que les Turcs ont reconstitué les mehters25, affichant ainsi des spécificités nationales.
- Des influenceurs musicaux
L’horizon de la musique militaire est aujourd’hui limité par des impératifs budgétaires qui peinent à prendre en compte sa dimension immatérielle et son influence. Pour mesurer celles-ci, il suffit d’apprécier la popularité de la musique de la Légion étrangère, intimement liée à son institution et indispensable au recrutement international de cette dernière. Malgré le statut en double emploi de ses musiciens et la perte de son rang de musique principale, elle conserve sa notoriété. Elle a même obtenu le premier disque d’or français de musique militaire en 2013. La popularité toujours importante de la musique de l’infanterie à Lille est héritée de l’ancien nom de la formation (la musique du 43e ri) ; elle met en lumière l’inscription d’une audience dans la mémoire longue des populations, qu’il est nécessaire de considérer pour ne pas dilapider ce capital de popularité.
Le succès des concerts de l’orchestre d’harmonie de la Garde républicaine avec le groupe Indochine en 2019 et 2021 illustre l’influence et la popularité des musiciens militaires. S’ils représentent l’armée, leur musique incarne la communauté nationale. Les occasions de se produire entretiennent des liens et témoignent de proximités culturelles qui peuvent ainsi être rappelées et renforcées en dehors de tout discours ou cérémonial officiel. Ces orchestres sont donc des caisses de résonance de la culture nationale. L’outil est d’autant plus efficace qu’il agit sur une grande assistance et joue sur les émotions, qu’il participe plus des festivités que des événements institutionnels ou politiques. Agents d’influence, ces formations ne sont pas des relais de la politique conduite par leurs représentants puisqu’elles agissent dans la longue durée. Leur emploi mérite donc d’être conduit dans cette perspective. 
1P. Constant, « La musique des gardes françaises », L’Art musical, 32e année, n° 26, 23 novembre 1893.
2P. Constant, B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation, Paris, Delalain Frères, 1895.
3G. Kastner, Manuel général de musique militaire à l’usage des armées françaises, Paris, Firmin Didot Frères, 1848, p. 166.
4Ibid., p. 125.
5D. Théophile, Le Corps de musique de la ville de Douai, 1862, p. 9 (document transmis par Axel Chagnon).
6Revue musicale, 1re série, tome II, volume 2, n° 25 (août 1827), pp. 17-19.
7Regroupés en chorales, les orphéonistes développent la pratique musicale dès la Restauration (voir Ph. Gumplowicz, Les travaux d’Orphée, Paris, Aubier, 2001).
8Mouvement révolutionnaire qui touche une grande partie de l’Europe au printemps 1848.
9P. Péronnet, « Musiques militaires et relations internationales de 1850 à 1914 : le cas français », Relations internationales n° 155, 2013/3, pp. 47-60.
10D. Francfort, « Pour une approche historique comparée des musiques militaires », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 85, 2005/1, pp. 85-101.
11Voir T. Bouzard, « L’orchestre militaire français a 175 ans », Inflexions n° 45, pp. 169-175.
12E. Neukomm, Histoire de la musique militaire, Paris, Librairie Baudouin, 1889, pp. 125-126.
13Entre 1861 et 1867, la France mena une expédition militaire au Mexique dans le but de mettre en place un régime qui lui soit favorable et qui contrebalance en Amérique la puissance des États-Unis alors en pleine expansion.
14P. Péronnet, op. cit.
15Lettre collective n° 21 du 3 octobre 1883, jmo, 1883, partie supplémentaire, p. 303.
16S. Hue, 150 ans de musique à la Garde républicaine, Nouvelle Arche de Noé éditions, 1998, p. 102.
17À cette époque, chaque régiment disposait règlementairement d’un orchestre (musique ou fanfare).
18Dès 1864, une musique des turcos est créée, qui utilise des instruments traditionnels : raïta, flûte nay, darboukas, tbels, karkabous…
19Le Ménestrel n° 35, 2 août 1885, p. 279.
20N. Masaya, « Les missions militaires françaises au Japon entre 1867 et 1889 », thèse de doctorat uspc, 2018.
21Affecté à son retour en 1890 au 98e régiment d’infanterie, il prend la direction de l’harmonie des mines de Blanzy en 1911. H. Blanluet, Lyon et ses musiques militaires, deux cents ans d’histoire, tome 1, commat, 2021, p. 27.
22Les Nuits de l’armée, 25 cm, Philips, p. 73, 120R. Nuits de l’armée n° 1, 30 cm, Decca, 153 669. Nuits de l’armée n° 2, 30 cm, Decca, 153.761.
23Festival militaire franco-britannique, 25 cm, Philips, p. 76.141R.
24Un Brass Band est un ensemble musical composé d’instruments de la famille des cuivres et d’une section plus ou moins importante de percussions.
25À l’origine, les mehters étaient une composante de l’ordre des janissaires en charge de l’intendance militaire et de l’orchestre. Les instruments traditionnellement utilisés sont le Kös (grosse timbale utilisée par paire), les Nakkares (timbales), le Davul (tambour), les Zilzen (cymbales), le Nay-y-Turki (cor turc), la Zurna (hautbois), la Boru (sorte de trompette) et le Cevgen ou Tchogan (bâton orné de clochettes).
POUR NOURRIR LE DÉBAT