Parmi l’ensemble des divinités du polythéisme hellénique, Athéna est aujourd’hui considérée comme l’incarnation de la sagesse, de la guerre avisée et de la stratégie militaire. Or, dans l’Antiquité, les champs d’action de la déesse sont bien plus variés et illustrent sa fluidité fonctionnelle. Si elle exerce des compétences dans le domaine guerrier, elle opère aussi sur la protection de la cité, des citoyens et des institutions politiques ; dotée de la mètis1 (« intelligence rusée »), elle agit sur l’artisanat, la maîtrise des chevaux et l’espace maritime.
Son action en tant que puissance divine martiale est consacrée par les récits homériques et par l’iconographie ; elle est régulièrement représentée armée et casquée, selon le prototype de la Promakhos (« qui combat en avant »), la lance tendue et prête à frapper2. Aussi, l’image de la fille de Zeus exerce un poids symbolique dans notre imaginaire contemporain. Ce phénomène est observable dans l’iconographie des emblèmes et insignes des forces armées modernes, notamment de l’armée française. Ainsi, la déesse est le visage du Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (cdec), organisme chargé de la réflexion stratégique et de la formation au commandement de l’armée de terre. Cet exemple illustre parfaitement la réception contemporaine de la figure d’Athéna en tant qu’entité symbolique liée à la stratégie guerrière.
La relation fonctionnelle entre Athéna et la guerre n’a pas fait l’objet d’une attention majeure dans les études sur la religion grecque, en raison de l’évidence du caractère martial de la déesse3. Pourtant, cet aspect mérite d’être examiné afin de souligner les stratégies de « fabrication » de l’Athéna guerrière. Par l’examen des dénominations divines qui lui sont attribuées, des espaces et des pratiques rituelles qui lui sont dédiés, nous tâcherons de voir si, en effet, Athéna joue un rôle actif auprès des soldats et, plus généralement, de la guerre dans sa dimension stratégique et technique4.
- La victoire en étendard ?
Les dénominations d’Athéna en guerre
Afin d’assurer l’efficacité de l’adresse rituelle, les divinités antiques sont invoquées selon une logique classificatoire et désignées par un nom-sujet (théonyme) suivi, parfois, d’un ou plusieurs éléments qui servent à définir sa (ou ses) fonction(s) : ce sont les épiclèses ou séquences onomastiques5. Les combinaisons sont infinies, et permettent de configurer et de bricoler l’identité de la divinité en fonction des acteurs, des besoins et des contextes. En bref, les noms des dieux « éclairent la façon dont les hommes se les représentaient et dont ils s’efforçaient d’interagir avec eux »6.
Dans l’Antiquité, Athéna est invoquée sous une pluralité de noms qui illustre l’étendue de ses champs d’action. Or, le caractère martial d’Athéna n’est pas prédominant au regard de l’ensemble de ses dénominations cultuelles (fig. 1). En effet, elle apparaît avant tout comme une divinité topique, associée à la protection d’une cité et de ses institutions politiques. Bien que cette catégorie prime, le lien de la déesse avec la sphère militaire existe ; elle est convoquée en vingt-sept occasions en tant qu’entité guerrière, sous dix dénominations différentes elles-mêmes catégorisées en trois groupes : les séquences liées à la guerre active, les séquences liées à la prédation et les séquences liées à la victoire (fig. 2).
En de rares occasions, Athéna intervient sur le champ de bataille comme protectrice du combat hoplitique. Avec les dénominations de Lageitarra (« conductrice de l’armée »), Promakhorma (« qui s’élance la première au combat ») et Promakhos (« qui combat aux premiers rangs »), elle se tient au premier rang de l’armée et y exerce un rôle apotropaïque ; sa présence divine, associée à son regard pétrifiant, épouvante l’ennemi, le détourne et assure la victoire aux communautés qui l’invoquent. Cependant, ces trois épiclèses sont peu diffusées et apparaissent de manière ponctuelle : à Larissa pour Athéna Lageitarra, à Hermione pour Athéna Promakhorma et à Athènes pour Athéna Promakhos.
D’autres noms, au caractère militaire moins évident, sont également attribués à la déesse pour illustrer sa martialité, comme Salpinx (« trompette ») à Argos7. Bien que cette association avec un instrument de musique semble hors de propos, la relation entre la musique et l’armée est indéniable dans l’Antiquité, notamment pour transmettre des ordres et rythmer la marche des troupes8. La trompette est utilisée pour signaler la présence d’ennemis aux portes de la cité9, pour marquer le début de l’offensive et pour accompagner les chants entonnés par les soldats10. Par conséquent, l’Athéna Salpinx argienne pourrait nourrir un lien particulier avec l’armée, même si la trompette est également employée dans d’autres contextes comme les processions religieuses ou les concours11.
CATÉGORIES | NOMBRE DE DÉNOMINATIONS | POURCENTAGE |
Animal | 7 | 4 % |
Artisanat | 9 | 5 % |
Connaissance | 2 | 1 % |
Genre / Violence | 27 | 16 % |
Génération / Croissance | 2 | 1 % |
Justice | 1 | 1 % |
Maritime | 1 | 1 % |
Parenté / Domestique | 7 | 4 % |
Perception | 3 | 2 % |
Nature / Phénomène naturel | 6 | 4 % |
Politique | 29 | 18 % |
Protection | 14 | 8 % |
Relationnel | 11 | 7 % |
Santé | 4 | 2 % |
Social | 2 | 1 % |
Sport/Spectacle | 2 | 1 % |
Toponyme | 38 | 23 % |
Figure 1. Les dénominations divines d’Athéna classées par catégories.
Par ailleurs, Athéna est associée à Arès en tant qu’Athéna Aréia (« d’Arès »), dont les compétences sont complémentaires à celles du dieu de la guerre. Elle est invoquée dans les sources épigraphiques à cinq reprises : une fois en Arcadie, en Béotie et en Phocide, puis deux fois en Attique où elle est honorée au côté d’Arès, ce qui renforce davantage sa fonction. L’Hymne homérique à Athéna soulignait déjà la relation entre ces deux divinités, qui partagent les mêmes prérogatives : le conflit armé, la prédation et les cris de guerre12. Néanmoins, seule la déesse est appelée à protéger les individus et à assurer leur bon retour au foyer. Par son association à Arès, les compétences martiales d’Athéna sont renforcées, ce qui met en valeur son caractère belliqueux.
Dénomination divine | Traduction | Compte |
Séquences liées à la guerre active | ||
Areia (Ἄρειος, α, ον) | D’Arès | 5 |
Lageitarra (Λαγείταρρα) | Conductrice de l’armée | 1 |
Promakhorma (Προμαχόρμα) | Qui s’élance la première au combat | 1 |
Promakhos (Πρόμαχος) | Qui combat aux premiers rangs | 1 |
Salpinx (Σάλπιγξ) | Trompette | 1 |
Zôsteria (Ζωστήριος, α, ον) | Qui ceint son baudrier | 4 |
Séquences liées à la prédation (butin) | ||
Agelaa (Ἀγελάα) | Preneuse de butin | 1 |
Lèitis (Ληῖτις) | Du butin | 1 |
Séquences liées à la victoire militaire | ||
Nikè (Νίκη) | Victoire | 9 |
Nikèphoros (Νικηφόρος) | Qui apporte la victoire | 3 |
Total | 27 | |
Figure 2. Les dénominations divines d’Athéna dans la catégorie guerre/violence.
Après la mêlée, les vainqueurs s’arrogent le droit de piller les vaincus. Si le fait de s’approprier des biens par la force est aujourd’hui considéré comme une pratique illégale, le pillage était constitutif de l’activité guerrière dans les sociétés anciennes. C’était un vecteur de domination et un moyen de marquer sa victoire sur l’ennemi13. Le butin récolté pouvait être matériel, monétaire, mais aussi humain (captifs, esclaves)14. Dans ces actes de prédation, Athéna joue un rôle actif sous les dénominations d’Agelaa (« preneuse de butin ») et de Lèitis (« du butin »).
Les compétences d’Athéna sont déterminantes dans les victoires militaires. Dès le début du vie siècle av. J.-C., elle est vénérée en tant que Nikè (« victoire ») sur l’acropole d’Athènes et intégrée aux cultes officiels de la cité au lendemain de la Seconde Guerre médique. Un décret d’environ 450 av. J.-C.15 annonce l’instauration d’une prêtrise en son honneur, ainsi que la construction d’un autel et d’un temple dont le programme iconographique célèbre la victoire des Grecs contre les Perses16.
La popularité de ce culte à Athènes est telle que la déesse est pleinement intégrée aux célébrations des Petites Panathénées17. Néanmoins, aux époques archaïque et classique, la déesse de la victoire reste l’apanage des Athéniens. Ce n’est qu’au moment de l’émergence des royaumes hellénistiques que sa popularité s’accroît et dépasse les frontières de l’Attique. En 307 av. J.-C., Démétrios Poliorcète libère les Athéniens de la garnison macédonienne et reçoit, avec son père Antigone le Borgne, les honneurs divins. Ils sont désignés comme Sôteres (« sauveurs »), au côté d’Athéna Nikè et d’Agathè Tychè (la « bonne fortune »), dans un décret daté de 304/3 av. J.-C., afin d’assurer la sauvegarde des soldats en campagne. On assiste ici à une récupération du culte d’Athéna Nikè par deux dirigeants de la dynastie des Antigonides, mais toujours en contexte athénien.
En parallèle, le culte d’Athéna Nikèphoros (« qui apporte la victoire ») se développe en Asie Mineure grâce à l’influence de la cité de Pergame. La déesse y fait l’objet d’une dévotion particulière par les membres de la dynastie des Attalides qui domine la région de 281 à 133 av. J.-C.. Soldats et monarques dédient leurs succès militaires à Athéna Nikèphoros, parfois accompagnée de Zeus, dans un ensemble de vingt-quatre inscriptions mises au jour dans le sanctuaire de la déesse18. La plupart de ces dédicaces datent du règne d’Attale Ier (241-197 av. J.-C.) et de ses fils, Eumène II (197-158 av. J.-C.) et Attale II (158-138 av. J.-C.).
- Espaces cultuels et ouvrages fortifiés :
une connexion spatiale ?
En plus de dénominations spécifiques, les communautés humaines accordent à Athéna des espaces qui pourraient attester de son caractère martial. Le choix de l’emplacement d’un sanctuaire fait partie du processus de fondation19 ; il s’agit de marquer l’exceptionnalité du lieu, mais aussi de souligner les fonctions de la divinité qui y est installée.
À plusieurs occasions, Athéna est établie à proximité d’ouvrages fortifiés comme pour renforcer l’efficacité des défenses de la cité et lutter contre d’éventuels assaillants. C’est le cas à Tégée, où elle est honorée en tant que Poliatis (« brillant ») dans un sanctuaire nommé Rempart ou Éryma (Ἔρυμα) : « Les Tégéates ont encore un autre sanctuaire d’Athéna, celui d’Athéna Poliatis. […] Ils nomment ce sanctuaire Éryma, car, disent-ils, Képheus, fils d’Aléos, aurait obtenu comme faveur de la part d’Athéna que Tégée restât à jamais imprenable, et ils ajoutent que pour la protection de la ville, la déesse lui aurait donné des cheveux qu’elle avait coupés sur la tête de Méduse20. » Ici, Athéna offre à la cité une mèche de cheveux de Méduse afin de renforcer ses capacités défensives. Cette « relique » mythologique devait jouer un rôle apotropaïque, rappelant la capacité des Gorgones à pétrifier d’un seul regard. Malheureusement, on ignore tout de la relation spatiale entre le rempart et le sanctuaire de l’Éryma, car son emplacement n’a pas encore été identifié archéologiquement.
D’autres espaces cultuels témoignent d’une connexion directe avec des structures fortifiées, comme à Thasos et à Érétrie. Fondée au viie siècle av. J.-C. par des colons pariens, Thasos est une cité insulaire du nord de la mer Égée dont le sanctuaire d’Athéna Poliouchos (« protectrice de la cité ») est situé sur l’acropole. Vers 500 av. J.-C., la cité se dote d’un réseau de fortifications qui délimite le centre urbain. Au même moment, le sanctuaire d’Athéna fait l’objet d’une campagne de réfection, avec l’agrandissement de sa terrasse, la construction d’une entrée monumentale et d’un nouveau temple qui resta inachevé21. Profitant de l’escarpement naturel du rocher, une partie des fortifications est implantée à la limite sud du lieu de culte ; un décrochement marque la présence d’une tour-bastion au sud-est, tandis qu’un tronçon du rempart est établi au contact des fondations du temple de la déesse22.
Il en est de même à Érétrie sur l’île d’Eubée. Le culte d’Athéna y est instauré à l’époque archaïque sur l’acropole de la cité. Les vestiges préservés du sanctuaire sont lacunaires, fortement altérés par l’érosion naturelle du rocher et par la récupération de matériaux dès l’Antiquité23. La découverte de tronçons de la muraille a montré que l’Athénaion était enveloppé par une enceinte, d’abord édifiée à l’époque archaïque, mais dont l’essentiel des vestiges remonte au ive siècle av. J.-C. et à l’époque hellénistique24. Bien que l’on puisse suggérer une relation fonctionnelle entre le rempart et le sanctuaire d’Athéna, ce lien reste à éclaircir au bénéfice de futures explorations archéologiques25.
Dans les deux cas présentés, le rempart est édifié après l’installation de l’activité cultuelle. La construction de l’enceinte est conditionnée par les avantages du terrain plutôt que par la présence de la déesse qui, néanmoins, pourrait renforcer la capacité défensive de l’ouvrage.
- Pratiques rituelles et célébrations militaires
Les actes rituels permettent d’invoquer la protection de divinités spécifiques pour assurer le bon déroulement des opérations militaires avant les combats, sur le champ de bataille et après la victoire26. Ils jouent également un rôle dans la formation et l’entretien des forces armées antiques.
Des offrandes sont consacrées à Athéna à la suite de conflits armés. Il peut s’agir d’un monument célébrant un succès militaire, mais aussi d’armes ou d’objets pris sur des ennemis. C’est le cas des entraves suspendues dans le sanctuaire d’Athéna Aléa (« aléa ») à Tégée. Hérodote27 et Pausanias28 rapportent les circonstances de cette consécration : les Lacédémoniens, vaincus par les Tégéates lors de leur tentative de conquête de l’Arcadie, sont faits prisonniers et enchaînés avec leurs propres entraves. Les habitants de Tégée consacrent ensuite ces objets à Athéna Aléa pour la remercier d’avoir favorisé leur victoire. Ici, les compétences martiales de la déesse se révèlent dans les pratiques rituelles qui lui sont accordées. En outre, les recherches archéologiques ont montré la présence d’armes parmi le mobilier votif. Longtemps considérées comme marginales dans les espaces cultuels de divinités féminines, les pièces d’armements sont en réalité consacrées aux dieux comme aux déesses, indépendamment de leur genre. C’est Athéna qui reçoit le plus d’armes dans ses sanctuaires, devant Apollon et Artémis29.
En plus d’offrandes et de dédicaces, Athéna est honorée dans le cadre de célébrations militaires qui impliquent des sacrifices, des processions en armes et/ou des jeux entre différents corps d’armée. Ces rites permettaient de fédérer les soldats autour de pratiques communes. Dans les Histoires, Polybe rapporte la procession de l’ensemble des hommes mobilisables, en armes, jusqu’au sanctuaire d’Athéna Chalkioikos (« À la maison de bronze ») sur l’acropole de Sparte30. Un sacrifice traditionnel y était accompli par les éphores qui, dans le système politique spartiate, organisaient la mobilisation des troupes. Les rites retranscrits par Polybe pourraient se rapporter à la fête des Athanaia31. D’après les sources épigraphiques32, ce festival religieux triennal était accompagné de compétitions sportives. Ainsi, ces festivités soulignent l’action d’Athéna auprès de l’armée spartiate constituée mais non combattante.
D’autres festivités en l’honneur d’Athéna attestent de ses liens avec l’armée, comme les Pamboiotia dans le sanctuaire d’Athéna Itônia (« d’Itôn ») en Béotie33. Ce sanctuaire, installé sur le territoire de la cité de Coronée, est commun à toutes les cités qui se reconnaissent une origine béotienne. Cette fête donnait lieu à des sacrifices sanglants et à des concours sportifs. La dimension martiale de ces jeux est attestée par des textes épigraphiques34 à partir du iiie siècle av. J.-C. ; ils mentionnent des compétitions athlétiques et hippiques, qui impliquent la participation d’unités militaires venues de toute la Béotie sous la forme de combats armés et de manœuvres équestres. Ces épreuves collectives illustraient les qualités martiales de l’unité et renforçaient l’esprit de cohésion d’un groupe de soldats qui pouvaient être amenés à lutter ensemble dans le cadre de conflits armés. Tout ceci se faisait sous le patronage de la déesse Athéna, protectrice du corps civique.
- Remarques conclusives
Le caractère martial d’Athéna est indéniable au regard des noms, des espaces et des rites qui lui sont associés. Toutefois, l’action de la déesse sur le champ de bataille est marginale. Le plus souvent, ses compétences s’activent auprès des soldats, après la victoire ou dans leurs pratiques quotidiennes. En effet, les hommes mobilisables – mais pas toujours combattants – se placent sous sa protection par le biais d’offrandes, de processions, de sacrifices et de concours sportifs. En plus de renforcer l’esprit de corps, les jeux assurent les qualités martiales des soldats et favorisent les succès lors de conflits armés. Le rôle d’Athéna dans les victoires militaires est souligné par ses noms et célébré par des offrandes, souvent réalisées sur le butin pris aux ennemis. Quant aux espaces cultuels qui lui sont consacrés, leur proximité avec des ouvrages fortifiés relève moins d’un intérêt fonctionnel que topographique : les acropoles offrent naturellement des avantages défensifs à exploiter. En somme, le rôle d’Athéna comme divinité guerrière est d’assurer la victoire, la formation et l’entretien militaire du corps civique pour protéger la cité placée sous son égide. 
1M. Detienne et J.-P. Vernant, Les Ruses de l’intelligence : la mètis des Grecs, Paris, Flammarion, 1974.
2LIMC I s.v. Athena, pp. 969-976.
3Voir N. Yalouris, « Athena als Herrin der Pferde », Museum Helveticum n° 7/2, 1950, pp. 65-101 ; R. Lonis, Guerre et Religion en Grèce à l’époque classique. Recherches sur les rites, les dieux, l’idéologie de la victoire, Paris, Les Belles Lettres, 1979, pp. 203-209 ; et P. Brûlé, « Athéna-Artémis. Tentative d’esquisses de deux sœurs par leurs épiclèses mêmes », in C. Bonnet (dir.), Nom de dieux. Portraits de divinités antiques, Toulouse, Anarchasis, 2021, pp. 330-335.
4E. Debouy et I. Warin, Arma. L’Antiquité en guerre, Paris, Les Belles Lettres, 2021, p. 134.
5C. Bonnet, M. Bianco, T. Galoppin et al., « “Les dénominations des dieux nous offrent comme autant d’images dessinées” (Julien, Lettres 89b, 291 b). Repenser le binôme théonyme-épithète », Studi e materiali di storia delle religioni n° 84/2, 2018, pp. 567-591 ; T. Galoppin, E. Guillon, A. Lätzer-Lasar et al. (éds.), Naming and Mapping the Gods in the Ancient Mediterranean. Spaces, Mobilities, Imaginaries, Berlin, De Gruyter, 2022.
6C. Bonnet (dir.), Nom de dieux, op. cit., p. 10.
7Pausanias II, 21, 3.
8A. Vincent, « Les musiciens de l’armée romaine », Jouer pour la cité. Histoire sociale et politique des musiciens professionnels de l’Occident romain, École française de Rome, 2016, pp. 15-117.
9Homère, Iliade, xviii, 219-221.
10Euripide, Les Phéniciennes, 1102 ; Xénophon, Anabases, vi, 5, 27.
11M.-F. Billot, « Sanctuaires et cultes d’Athéna à Argos », Opuscula Atheniensia nos 22-23, 1997-1998, pp. 7-52.
12Homère, Hymne homérique à Athéna (ii), 1-4.
13R. Kellet et L. Sarti, Pillages, tributs, captifs. Prédation et sociétés de l’Antiquité tardive au haut Moyen Âge, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018.
14A. Maffi, « Le butin humain dans le monde ancien. Normes et pratiques de la guerre et de la rançon », Hypothèses n° 10/1, 2007, pp. 307-312.
15IG I3 35.
16I. S. Mark, The Sanctuary of Athena Nike in Athens: Architectural Stages and Chronology, Princeton, American School of Classical Studies at Athens (Hesperia suppl. 26), 1993.
17Les Petites Panathénées sont des fêtes annuelles consacrées à Athéna. Elles donnent lieu à une procession, à des sacrifices à Athéna Hygieia (« Hygie »), Athéna Polias (« de la cité ») et Athéna Nikè, puis à un banquet. Il faut distinguer les Petites Panathénées des Grandes Panathénées qui, elles, sont pentétériques et panhelléniques.
18IvP I, 33 ; IvP I, 34 ; IvP I, 35 ; IvP I, 36 ; IvP I, 37AB ; IvP I, 37C ; IvP I, 51 ; IvP I, 52 ; IvP I, 53 ; IvP I, 54 ; IvP I, 55 ; IvP I, 58 ; IvP I, 60 ; IvP I, 62a ; IvP I, 63 ; IvP I, 64 ; IvP I, 65 ; IvP I, 66 ; IvP I, 167 ; IvP I, 214 ; IvP I, 215 ; IvP I, 216a ; IvP I, 225 ; SEG 4, 688.
19S. Agusta-Boularot, S. Huber et W. Van Andringa (dir.), Quand naissent les dieux. Fondation des sanctuaires antiques : motivations, agents, lieux, École française d’Athènes/École française de Rome, 2017.
20Pausanias, viii, 47, 5.
21J. des Courtils, « Le temple inachevé d’Athéna à Thasos », Bulletin de correspondance hellénique n° 114.2, 2020, pp. 477-530.
22Y. Grandjean et F. Salviat, Guide de Thasos, École française d’Athènes, 2e édition, 2000.
23S. Huber, « L’Athénaion sur le plateau sommital de l’acropole », Antike Kunst n° 58, 2014, p. 132.
24S. Fachard, « L’enceinte urbaine d’Érétrie : un état de la question », Antike Kunst n° 47, 2004, pp. 91-109.
25S. Huber et P. Maillard, « Cavaliers et dédicantes. Les terres cuites de l’Athénaion et la communauté civique d’Érétrie », in S. Huysecom-Haxhi et A. Muller (dir.), Figurines grecques en contexte. Présence muette dans le sanctuaire, la tombe et la maison, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015, p. 160.
26P. Ducrey, « Guerre et religion en Grèce ancienne », in S. Fachard et P. Ducrey (éds.), Polemica. Études sur la guerre et les armées dans la Grèce ancienne, Paris, Les Belles Lettres, 2019, pp. 48-96.
27Hérodote I, 66.
28Pausanias VIII, 47, 2.
29J. Larson, « Arms and Armor in the Sanctuaries of Goddesses: a Quantitative Approach », in C. Prêtre (dir.), Le Donateur, l’Offrande et la Déesse. Systèmes votifs des sanctuaires de déesses dans le monde grec, Presses universitaires de Liège, 2009, pp. 123-133.
30Polybe, Histoires, iv, 35, 2.
31N. Richer, La Religion des Spartiates. Croyances et cultes dans l’Antiquité, Paris, Les Belles Lettres, 2012, p. 39, n° 117.
32IG V, 1 213 ; IG V, 1 222.
33G. Lalonde, Athena Itonia : Geography and Meaning of an Ancient Greek War Goddess, Leiden/Boston, Brill, 2020, pp. 151-165.
34A. Schachter, « La fête des Pamboiotia. Le dossier épigraphique », Cahiers des études anciennes n° 8, 1978, pp. 81-107 ; A. Schachter, « La fête des Pamboiotia. Le dossier épigraphique », Cahiers des études anciennes n° 11, 1980, pp. 81-107.
POUR NOURRIR LE DÉBAT