Numéro 33

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DOSSIER

L’Europe contre la guerreentretien avec Edgar Morin
Comment penser l’Europe ? Comment la définir ? Edgar Morin alerte ici sur une Europe recroquevillée sur elle-même et qui a failli à sa mission : être un espace de paix ouvert au monde. Il existe pourtant une voie, un chemin étroit, mais qui ne s’emprunte qu’en acceptant d’affronter la difficulté.
Le bonheur est dans la paix ou l’histoire d’une impuissanceFrançois Scheer
Née de la guerre, l’Europe se trouve après 1945 contrainte à la paix et à l’unité. La France seule tentera de défendre le concept d’une défense européenne autonome, pour finir par rentrer dans le rang au moment même où la guerre est à nouveau aux portes de l’Union et qu’une prolifération terroriste sur son sol la met au défi de donner enfin sens à une politique commune de sécurité et de défense.
Jean Monnet, « l’inspirateur »Boris Hazoumé
Nourri du témoignage de Pascal Fontaine, ancien assistant de Jean Monnet, cet article éclaire la personnalité très atypique de celui que le général de Gaulle surnomma « l’inspirateur », ainsi que les interactions entre son expérience « militaire » et son engagement européen.
Paix ou sécurité ?André Brigot
Depuis Isocrate et son Panégyrique, nombre de penseurs ont plaidé pour « la recherche d’une union pour la paix et par la paix », qui s’est concrétisée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le passage d’une Europe pour la paix à une Europe pour la sécurité humaine et globale est-il susceptible de renouveler et de réenchanter le projet d’Union ?
Le concert européenJacques-Alain de Sédouy
Après les guerres de la Révolution et de l’Empire, les dirigeants européens eurent recours à une méthode diplomatique qui allait avoir de plus en plus de succès : la diplomatie de conférence. Un « concert des nations » qui maintint une paix relative sur le continent avec succès, mais ne put cependant empêcher l’explosion de 1914.
Autopsie de l’Europe de la défenseentretien avec Christian Malis
En mai 2015, dans la Revue des deux mondes, Christian Malis constatait la vacuité de l’Europe de la défense d’un point de vue stratégique comme opérationnel et préconisait le retour d’États individuellement forts choisissant librement de mettre en commun leur force au service d’un projet partagé. Inflexions l’a rencontré afin qu’il puisse développer son point de vue.
La ligne du sangDaniel Hermant et François Lagrange
Dans sa manifestation concrète de pouvoir de tuer, la violence physique a été progressivement proscrite en Europe, après 1945, alors qu’elle avait été jusqu’ici admise, au point qu’aujourd’hui tout État ou organisation franchissant la ligne du sang se trouve délégitimé. Et hors de l’espace européen ?
Retour ou déclin de la guerre ?Pierre Manent
L’Europe s’est construite par la guerre, mais alors que s’éloignait la guerre froide nous avons cru observer le progrès irrésistible d’une pacification bientôt universelle. Sous ce camouflage s’avançaient d’autres formes de conflit, qui ont la particularité de rendre caduque la distinction politique primordiale entre l’intérieur et l’extérieur tout en obscurcissant celle entre la guerre et la paix.
Comment l’otan pense la guerre aujourd’huiFrédéric Gout et Olivier Kempf
Créée en 1949 pour protéger l’Europe occidentale de toute agression soviétique, l’Alliance atlantique aurait dû disparaître avec la chute du Mur. Or elle s’est maintenue et même élargie, assurant défense collective du territoire européen et sécurité coopérative. Mais qu’en est-il de la gestion de crises ?
Moldavie-Transnistrie, le conflit geléCatherine Durandin
La République de Moldavie se porte mal. Crise politique, économique, identitaire : faute de dynamique présente, les mémoires plurielles de passés russe, puis roumain, puis soviétique pèsent lourdement. Sans oublier, à l’est du Dniest, une entité auto proclamée indépendante : la Transnistrie. Ces derniers mois, le pays a été le théâtre de manifestations en cascade.
Quelle Europe ? L’enjeu constitutionnelArmel HuetLes enjeux de l’Union européenne nous sont rappelés au quotidien et nous emportent dans des opinions les plus diverses. Nous restons cependant confiants en ses moyens de préserver la paix sur ses territoires. Mais la construction de cette Europe unie, considérée comme indissociable de sa lutte pour la paix, a-t-elle jeté des bases pérennes ? La question est d’actualité et elle est cruciale.

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Numéro 32

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DOSSIER

L’industriel et le robotentretien avec Guénaël Guillerme
Dans le domaine de la robotique et des systèmes automatisés appliqués à la défense et à la sécurité, l’innovation ouvre des perspectives extrêmement intéressantes, mais parfois inquiétantes. Le point de vue du directeur général du groupe ECA.
Des forces spécialesBruno Baratz
Engagées avec de faibles effectifs et une protection minimum, les forces spéciales développent des modes d’action s’inscrivant dans une logique du faible au fort. Ainsi, elles ont appris à mettre à profit les nouveaux outils offerts par les progrès technologiques. Cependant, la performance croissante des équipements est loin de placer l’homme hors-jeu.
Performance et ressources humainesDidier Danet
La recherche de supériorité des armées occidentales s’est longtemps fondée sur les avancées des sciences et des techniques de l’armement. Avec le human enhancement, le facteur humain est replacé au cœur de l’action. L’homme y gagne un surcroît de maîtrise de cette activité sociopolitique qu’est le conflit armé. Une transformation qui invite à une révision de la politique d’emploi de la ressource humaine.
La tentation de l’HubrisBrice Erbland
L’hubris n’allant pas sans l’inévitable punition qu’est la némésis, le rêve d’augmentation du combattant s’accompagne de dérives morales qui pourraient remettre en question l’intérêt opérationnel du concept. Dès lors, c’est dans un cadre éthique, donc humain, qu’il faut chercher l’amélioration du soldat et avoir la sagesse de fixer des limites.
Implications de l’augmentation cognitiveMarion Trousselard et Frédéric Canini
Les progrès des sciences et des technologies rendent envisageable, si ce n’est possible, l’amélioration des capacités cognitives de l’homme. Pour l’institution militaire, cette possibilité offre l’espoir d’une armée de super-combattants, bien au-delà du simple maintien de la capacité opérationnelle. Si elle pose le désir d’un individu capable de surpasser ses limites, elle questionne également la légitimité de son usage.
Faut-il laisser pleurer le soldat augmenté ?Aurélie Éon
Les émotions peuvent être modifiées par la médecine et la technologie, en particulier dans le but d’inhiber les plus gênantes et d’ainsi accroître l’efficacité du soldat au combat. Mais les faire totalement disparaître ne ferait-il pas courir le risque de perdre une limite éthique ?
À quoi rêvent les soldats électroniques ?Yann Andruétan
La science-fiction n’aime pas la guerre, mais celle-ci la fascine. Le combattant y occupe une place singulière : il incarne le rapport à la technologie, la confrontation à l’Autre dans sa radicalité représentée par l’extraterrestre, ou encore les excès des modifications physiques et psychiques.
Du bon dosage du soldat augmentéMichel Goya
Le soldat est une création artificielle obtenue par la transformation d’un individu naturellement réticent devant la mort en un être capable d’évoluer dans une ambiance de peur intense. Chacun d’eux est un Icare que l’on croit capable d’atteindre les hauteurs de l’invincibilité par le biais d’une alchimie à la fois ancienne et toujours changeante. Il s’agit en fait là d’une réalité toujours renouvelée.
L’homme simplifiéentretien avec Jean-Michel Besnier
Les technologies, dans la mesure où elles secrètent la vision d’un posthumain, nous contraignent à défendre ce que nous voyons en l’homme comme une richesse. Notamment sa capacité à décider dans l’incertitude. Disqualifier celle-ci, c’est ruiner l’image de soi du soldat. Or, de plus en plus, ce dernier doit se soumettre à des machines qui fonctionnent à l’information. Prenons garde à ne pas remplacer l’intelligence par l’instinct !
Homme augmenté, volonté diminuéeentretien avec Caroline Galactéros
Pour Caroline Galactéros, la surpuissance technologique des armées occidentales n’est nullement synonyme de suprématie sur le terrain. Au-delà de la simple question scientifique, elle souligne en quoi l’émergence du transhumanisme dans la chose guerrière constitue un véritable défi lancé à une philosophie politique souvent fragile dans les sociétés modernes.
Un regard de croyantPaolo Benanti
La possibilité inédite offerte à l’homme de se livrer à des manipulations sur son espèce, au risque de perdre sa propre identité, ainsi que les transformations sociales qu’une utilisation de plus en plus répandue des biotechnologies pourrait introduire rendent pertinent un approfondissement de cette question par les croyants.
Le temps du shabbatHaïm Korsia
L’homme a toujours cherché à s’élever et tous les moyens lui sont bons. Face à ce désir d’omnipotence, le judaïsme apprend à l’homme à s’abstenir de créer, un jour par semaine, le jour du shabbat. Il s’agit de se retrouver soi-même, de reprendre sa juste place au sein de la création, ni trop haut ni trop bas.

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Colloque

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Au salon

Inflexions sera présente au salon du livre de Paris, du 20 au 24 mars 2016, sur le stand du ministère de la Défense (D17). Venez nous y retrouver !

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