La catilinaire « standard » du soldat contre la norme ? Dans cette organisation internationale politico-militaire qu’est l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (otan), il faudrait, en sus des critiques habituelles, étudier la norme, qui évoque la rigidité, voire l’étouffement, la technocratie et bientôt la bureaucratie, pire… la technostructure administrative. L’officier bonnisseur, qui aime l’agilité et la rusticité, fier apanage de l’homme de terrain, serait enclin à vouer aux gémonies ce terme de normalisation.
Diabolisation ou dédiabolisation ? Pour forcer l’outrage, la normalisation ne serait-elle pas le reflet d’un raisonnement décomplexé abandonné aux grandes organisations anonymes où le sens du service de la nation est incongru ? Hydre déconnectée des réalités militaires, qui illustre une société civile « sur-normative » associée à la féalité à la langue d’Orwell, ouvrez les journaux et écoutez les critiques des agriculteurs, la normalisation serait dégourdie par autant de sectateurs qui n’auraient jamais connu le baptême du feu, ou alors peut-être qu’à travers des caveats1 plus efficaces que des gilets pare-éclats et des casques balistiques.
Voilà un factum pastichant la dialectique de l’esprit guerrier contre le concept de norme. Pourtant, l’officier, même légèrement bretteur, sait qu’« il n’est pas de succès militaire sans réflexion, sans ouverture au monde »2. Alors, après une introspection pugnace, il se rend compte qu’il est lui-même une espèce de Monsieur Jourdain de la norme : depuis qu’il est en école, il effectue des parcours de tir normés, il satisfait à des normes de préparation opérationnelle, il répond à des normes d’aptitudes médicales, il tire avec des munitions « aux normes »…
La dédiabolisation du mot est donc nécessaire : la normalisation est le processus qui permet de définir un seuil de référence à une unité, un palier commun aux forces et aux alliés. À l’otan comme dans les armées françaises, elle permet de communiquer, de s’entraîner, de se déployer et finalement de combattre ensemble. C’est l’interopérabilité, le « vivre ensemble » et l’« agir ensemble » du militaire, l’équipement, le service, le soutien, l’appui et le contact dans le monde complexe de l’interalliés. Cette approche éveillée moderne, dans un schéma bottom-up inclusif, a-t-elle déconstruit votre préjugé anti-normatif ?
Comment redonner de la perspective à la normalisation dans l’otan pour faire comprendre qu’il ne s’agit pas de servir cette organisation, mais d’œuvrer pour les intérêts français au sein de l’Alliance atlantique ?
Le processus de normalisation de l’otan conditionne très fortement nos évolutions doctrinales. Il fonde l’interopérabilité, qui permet la manœuvre interalliée et donc la crédibilité d’une potentielle action militaire collective. Pour servir les intérêts nationaux dans l’Alliance atlantique, il convient de savoir influer sur le processus de normalisation.
Ne commençons pas par la doctrine, afin de ne pas ramener le sujet à une rigueur parfois presque ascétique, qui soulignerait que « l’inter-opérabilité des structures nationales de commandement des opérations […] avec celles mises en œuvre au sein de l’otan notamment s’impose comme nécessaire, voire indispensable, […] pour être capable de s’engager dans le cadre d’une coalition en haute intensité sur court préavis »3.
Ne commençons pas par la doctrine, qui rappellerait doctement que « la doctrine militaire française se construit en référence et par rapport à la doctrine otan, […] particulièrement dans les champs couverts par des objectifs d’interopérabilité. Cela signifie qu’une doctrine nationale n’est développée que pour combler un vide ou une lacune de la documentation de l’otan ou de l’Union européenne, pour répondre à un besoin ou un objectif spécifiquement national »4.
Ne commençons pas par la doctrine, qui soulignerait d’un air barbifiant que la cohérence entre planification de défense, capacités collectives et aptitude à manœuvrer en coalition, fondements d’une posture militaire crédible, passe par autant d’accords collectifs sur le « comment faire ». Dessillons le béotien : l’interopérabilité est un pan essentiel de l’Alliance atlantique. Elle se bâtit sur une multitude de documents promulgués par l’otan, qui définissent à la fois des procédures opérationnelles communes, des spécifications techniques d’équipements, et des principes structurants d’organisation et de prise de décision ; ce sont les stanag, pour standardization Agreements ou accords de normalisation. Pour mieux en illustrer la lettre et l’esprit, parlons d’accords d’interopérabilité. Les stanag ainsi que les publications interalliées (ap) et les Standards Related Documents (srd) à caractère normatif dans l’otan couvrent ainsi les différents périmètres de la doctrine, des savoir-faire liés à la manœuvre militaire, et des contraintes administratives et techniques sur les organisations ou les capacités.
Essayez de guider un avion allié pour une mission d’appui au sol sans procédure commune (une norme opérationnelle maîtrisée par tous en fait)… Pensez-vous que ce sera le célèbre accent français qui fera immédiatement comprendre au pilote quel est l’effet tactique que vous requérez ? Si votre unité compte des blessés, vous serez heureux que la contexture du message medevac (évacuation médicale ou sanitaire) soit harmonisée entre l’opérateur terrain et l’unité de Chinook britannique qui viendra sauver votre combattant. Vous savez que le brancard où il sera allongé sera facilement et fermement fixé par un dispositif façonné à cet effet sans avoir besoin de fouiller des figures et schémas explicatifs abscons. Les normes de l’otan ont fait florès avec les conflits en coalition. La normalisation inclut aussi la définition d’un langage opérationnel commun. La terminologie otan est référencée dans la base de données Termotan5, qui contient plus de dix mille définitions et contribue ainsi à promouvoir une capacité à manœuvrer en commun entre alliés. La normalisation devient alors l’un des piliers de l’efficacité collective.
Il est certain que le terme de normalisation ne fait pas spontanément rêver, mais si vous voulez battre l’adversaire sur le terrain, encore faut-il que chaque joueur de votre équipe maîtrise le jeu collectif, que chaque nation membre d’une opération en coalition maîtrise les procédures du combat interalliés. La normalisation de défense, en France comme à l’otan, c’est du back-office structurant, ce sont des matériaux pour construire ; à vous de voir ce que vous en ferez, armée de temps de paix ou furia francese.
La normalisation ne répond pas à la question « pourquoi ? » ou à la question « quoi ? », ce serait le rôle de la planification de défense, mais à la question du « comment ? » : « Élaboration et mise en application de procédures, de spécifications et de terminologies, au niveau nécessaire, pour atteindre l’interopérabilité requise par les pays de l’Alliance, ou pour recommander des pratiques utiles à la coopération multinationale6. » Des progrès restent à faire, même pour cette définition, car le site Internet de l’otan donne une caractérisation légèrement différente de la publication alliée de référence précitée : « Capacité à agir en commun de façon cohérente, efficace et efficiente pour atteindre les objectifs alliés tactiques et stratégiques7. » La normalisation à l’otan, avec ce recul, passe du statut d’incantation technocratique à celui de structuration de modes d’action communs et de compatibilité, voire d’interchangeabilité ou de communalité, de capacités.
Garantir un processus consultatif dans l’ensemble des pays membres
Dépendant directement du Conseil de l’Atlantique Nord, le Comité de normalisation (Committee for standardization, cs) de l’otan est responsable de la politique éponyme. Composé des représentants des pays membres, il permet de fixer les priorités de normalisation et les orientations afférentes. Le cs se réunissant deux fois par an et étant composé des cadres représentant leur nation, il s’appuie sur une structure permanente de l’Alliance atlantique, le bureau otan de normalisation (nato standardization office, nso). Il est l’héritier du Bureau militaire de normalisation créé dès 1951.
Le directeur du nso est le conseiller principal du Comité militaire pour la mise en place et la coordination des activités de ce périmètre fonctionnel. À l’été 2024, un officier général français a succédé à un directeur grec. En favorisant la mise en œuvre des stanag, le nso participe à cet alignement, à cette cohérence d’ensemble, entre la planification de défense, qui est le cadre essentiel pour recenser les besoins capacitaires et favoriser le développement ainsi que l’acquisition des capacités correspondantes de manière rapide et cohérente, et la mise en œuvre de l’interopérabilité. Il structure notamment les travaux de rédaction et d’actualisation d’environ près de mille quatre cents stanag et stanrec8 promulgués par l’otan. Le terme de stanag lui-même est relativement générique puisque c’est simplement le référencement qui couvre un document maître à appliquer.
Prenons quelques exemples : le stanag 2288 couvre l’allied joint publication (ajp)-3.2, qui traite de la doctrine alliée interarmées des opérations terrestres ; le stanag 2468 couvre l’allied movement (amovp)-04, qui traite des aspects techniques du transport de matériels militaires par chemin de fer ; le stanag 5555 couvre l’allied tactical data link publication (atdlp)-5.55, qui traite des niveaux de qualification pour le personnel des liaisons de données tactiques.
Les normes otan en chiffres

- 220 WG (Working Groups) => stanag/stanrec (ops et tech).
- Représentants => Forces et experts DGA.
- 1 420 STANAG/STANREC actifs.
- Flux annuels => environ 80 à 90 nouvelles éditions.
Techniques
Administratives
Opérationnelles
L’interopérabilité otan

Dans la mesure où tout le spectre opérationnel, technique et administratif est décrit dans les stanag, pour ensuite être adapté, décliné, ou parfois simplement traduit dans nos documents nationaux, nos experts doivent se saisir de ces travaux pour les influencer. Environ deux cent vingt groupes de travail sont chargés d’actualiser ou de rédiger les stanag.
Ces stanag sont proposés aux nations membres, qui ont toute liberté pour les adopter ou les rejeter. En tant qu’accords internationaux, ils sont ratifiés par les pays souverains. Pour la France, l’autorité de ratification dépend du champ d’application. Lorsqu’ils sont à dominante opérationnelle, le chef d’état-major des armées (cema) délègue sa signature au sous-chef « performance » de son état-major (ema) ; lorsqu’ils sont à dominante technique, le directeur adjoint de la Direction générale de l’armement (dga) signe au nom du délégué. La position française se fonde sur l’avis des experts correspondant au périmètre du stanag. En France, ce processus de ratification est piloté par l’Agence d’appui à l’interopérabilité et à la normalisation de défense (a2ind9), qui est le représentant ministériel à la normalisation. Lorsque, dans les délais impartis, un seuil de nations déterminé à l’avance a ratifié le document, l’otan peut alors promulguer le stanag, qui devient le mode d’action ou d’organisation, ou la caractéristique technique d’un équipement, de référence.
Postures de ratification | Définitions |
Ratification | Approbation du stanag assortie d’un calendrier de mise en application |
Ratification avec application future | Approbation du stanag sans calendrier de mise en application |
Ratification avec réserves | Approbation partielle du stanag assortie d’un calendrier de mise en application, limitant son domaine d’application ou excluant certaines parties qui ne seront pas mises en œuvre |
Ratification avec réserves | Approbation partielle du stanag sans calendrier de mise en application, limitant son domaine d’application ou excluant certaines parties qui ne seront pas mises en œuvre |
Non-participation | Le ministère des Armées n’est pas concerné par le sujet traité par le stanag |
Non-ratification | Désaccord sur le contenu et la mise en application |
Servir les intérêts nationaux
En janvier 2024, la France s’est opposée à la promulgation du stanag 4687 sur les « contre-mesures consommables pour aéronefs et véhicules aériens sans pilote (uav) ». En effet, les caractéristiques des leurres et des tubes lance-leurres décrits dans le document soumis à ratification ne correspondaient pas aux équipements nationaux. Fort judicieusement, le responsable de la synthèse des experts avait fait étudier le texte par les industriels nationaux, qui ont su détecter les critères techniques qui posaient difficulté. Au regard de cette incompatibilité, l’a2ind a proposé de bloquer la promulgation de cette norme. Cette position a ainsi permis de préserver l’interopérabilité des équipements nationaux et a également soutenu les entreprises du secteur. Sans cela, celles-ci auraient été obligées de développer un produit spécifiquement national et un autre pour l’export otan, augmentant ainsi leurs coûts de production. Cet exemple illustre le double enjeu opérationnel et économique des stanag.
Vouloir remonter en influence, c’est certes promouvoir nos modes d’action opérationnels, car ils sont éprouvés et cela évitera de devoir en apprendre de nouveaux lors des opérations en coalition, mais c’est aussi veiller aux intérêts nationaux « de défense » et pas seulement militaires. Le retour en influence doit aussi se solder par un retour sur investissement. Cette vue n’est pas bassement mercantile, et plusieurs de nos partenaires majeurs savent associer ces intérêts de nature différente pour une stratégie globale. L’intérêt français dépasse donc la seule position défensive. Il s’agit aussi d’appuyer la captation de marchés exports par notre industrie grâce à l’appropriation des stanag qui composent souvent tout ou partie des exigences dans un appel d’offres international. En effet, les normes techniques, comme vu dans l’exemple précédent, sont critiques pour décrire un besoin qui est directement intégré dans un cahier des charges pour les contrats d’équipements, voire les contrats de services.
Grâce à l’intervention de l’a2ind, les stanag ont été mis gratuitement à la disposition des entreprises de la base industrielle et technologique de défense (bitd). Il importe que celles-ci connaissent les normes en cours et soient au fait des projets en développement de façon à participer à une cohérence d’ensemble de l’action française militaire et civile à l’otan. L’acquisition des capacités recouvre à la fois le besoin opérationnel et les aptitudes industrielles. En pouvant influencer les normes à venir grâce à un dialogue entre experts privés et ministériels, dans le respect strict du « besoin d’en connaître » bien sûr, la France maximise ses chances d’obtenir des productions conformes à la fois à ses besoins militaires et à ses intérêts économiques. Cette logique d’ensemble, qui participe directement à l’autonomie stratégique, s’appuie donc sur les relais des groupes de travail. Cet appui indirect à l’export est là encore un back office structurant. Il relève, en complément de l’action au profit de l’interopérabilité des forces, de la défense de nos intérêts.
La France est le pays de l’excellence opérationnelle en Europe, et aucun de ses pairs sur notre continent ne pourrait se targuer d’avoir eu autant d’engagements au contact durant les quinze dernières années, en volume de forces et en amplitude géographique. Faut-il laisser les autres pays élaborer à notre place nos documents-cadres simplement parce que nous n’aurions pas investi suffisamment d’officiers ou d’ingénieurs de l’armement de bon niveau pour participer aux travaux de rédaction des stanag ?
Une praxis de la chaise vide dans la cascade des groupes de travail qui sont soutenus par le nso reviendrait à se marginaliser. Intervenir trop tard dans le processus, c’est donner l’image d’une France qui réagit à contre-temps. Avoir raison postérieurement aux projets de stanag, et pour des raisons purement nationales, érode la capacité d’influer et la crédibilité de nation-cadre dans ces travaux d’état-major interalliés. En revanche, l’influence dans les étapes d’orientation du document et dans les phases rédactionnelles offre un temps long favorable à la consultation des experts nationaux, sans la pression d’un délai de ratification que, curieusement faudrait-il dire avec circonspection, les experts de l’« autre langue officielle » veulent souvent raccourcir.
La volonté de grands pays industriels partenaires et rivaux d’accélérer la validation des stanag est souvent invoquée. Face aux défis sécuritaires actuels, comment ne pas encourager ce dessein, qui présente objectivement une posture parfaitement en phase avec l’actualité géopolitique et technologique ? Leur langue de travail leur permet d’aller très vite dans l’analyse et la production des expertises. En parallèle, les spécialistes des forces ou de la dga, qui doivent fournir un avis pour les autorités de ratification, maîtrisent certes l’état de l’art, mais parfois avec moins d’aisance lorsqu’il est dans la langue d’Albion. Aussi, faut-il regagner des délais pour soutenir l’analyse critique des stanag. Il s’agit donc de forcer l’otan à prioriser ses demandes de ratification en urgence et convaincre les autorités de haut niveau que l’accélération des procédures peut potentiellement être un faux-nez des intérêts partisans nationaux.
Enfin, le dernier défi repose sur l’évaluation de l’interopérabilité. Déclarer avoir ratifié un stanag ne signifie pas forcément en avoir une appropriation opérationnelle mâture. Seuls 46 % des stanag sont considérés mis en œuvre par les pays membres. La cohérence de l’Alliance voudrait que les savoir-faire communs soient déployés dans les phases de préparation opérationnelle avec des retours de type 3A (analyse après action) suffisamment incisifs pour améliorer la capacité des nations contributrices. L’évaluation relève de la responsabilité de la partie opérationnelle de l’otan, sous la direction du Commandant suprême des forces alliées en Europe (supreme allied commander Europe, saceur). Là encore, les normes d’évaluation sont nécessaires pour certifier les troupes et les états-majors appelés à faire partie des unités d’alerte de l’otan.
En conclusion, l’épilogue n’est pas l’épitaphe de la normalisation. Dédiaboliser le mot permet de le faire revenir à une réalité maîtrisée : dans l’otan, la normalisation bâtit l’interopérabilité et donc sous-tend directement la crédibilité de l’Alliance atlantique.
Le bon sens et la compétence reconnus de nos officiers et de nos experts de la dga dans les groupes de travail multinationaux sont une pointe de flèche en faveur de notre influence. Ces qualités structurelles de nos représentants français permettent d’optimiser l’interopérabilité, de promouvoir nos savoir-faire opérationnels, de veiller à nos intérêts industriels, et d’éliminer les normes et projets de normes superfétatoires, dans un esprit de simplification et d’efficience.
La crédibilité militaire de la France est d’autant plus efficace et relayée que la participation aux travaux d’état-major de l’otan se fait suffisamment en amont, facilitant ainsi une promotion « en souplesse » et dans un tempo efficient de nos intérêts. 
1En opérations otan, toute limitation, réserve ou contrainte imposée par un pays à ses forces militaires ou à ses éléments civils placés sous le commandement et le contrôle de l’organisation, ou mis à la disposition de cette dernière, qui ne permet pas aux commandants otan de déployer et d’employer ces moyens totalement en conformité avec le plan d’opération approuvé. (Source : base terminologique de référence Termotan http://normotan.dga.defense.gouv.fr/NATOTERM/newindex.php).
2https://inflexions.net/la-revue-presentation.
3dia-01(A)_def(2014) n° 128/def/cicde/np du 12 juin 2014.
4Ibid.
5http://normotan.dga.defense.gouv.fr/NATOTERM/newindex.php
6Allied Administrative Publication (aap)-42 : glossaire otan de termes et définitions relatifs à la normalisation, éd. B.
7https://www.nato.int/cps/en/natohq/topics_69269.htm
8Standardization recommendation. Contrairement aux stanag, qui sont des normes de référence, les stanrec sont des bonnes pratiques qui sont proposées aux alliés à titre informatif.
9L’a2ind succède au Centre de normalisation de défense (cnd). Elle reçoit ses directives d’un comité directeur codirigé par le sous-chef performance ema et le directeur adjoint de la dga.