Alors que l’on parle presque toujours de « la nuit de la Saint-
Barthélemy », on n’a peut-être pas suffisamment tiré les conséquences de ce chrononyme singulier, qui désigne un moment très particulier de la journée, et étudié sous cet angle les tueries qui se déroulent aux « petites heures ». Qu’est-ce que l’ambiance nocturne fait aux violences ? Que permet-elle aux tueurs que le plein jour n’autoriserait pas ? Si l’hécatombe est impitoyable, il faut aussi évoquer les rescapés : c’est la nuit qui rend possible leur fuite. C’est à une réflexion sur ces jeux du visible et de l’invisible qu’est consacré le présent texte. Quels sont les pouvoirs de la nuit, et quelle réarticulation du jour et de la nuit imprime les guerres civiles ?
- L’angoisse nocturne au cœur des guerres civiles
Auparavant, dégageons quelques caractéristiques de la nuit au temps des guerres de Religion. Et intéressons-nous en premier lieu au meuble qui lui est spontanément associé : le lit. C’est souvent l’unique chose que les huguenots possèdent encore après des semaines d’infatigables pillages, l’ultime refuge des persécutés. Chez la huguenote Marie Contete, après le massacre, les voisins ont tout emporté, « n’y ayant que layssé qu’un lict garny, auquel elle et troys petitz enfants couchent ». Si les lits demeurent quand plus rien ne reste, c’est moins par charité chrétienne que parce qu’encombrants ils sont malaisés à transporter ; les voisins renoncent à les déplacer. Prenons l’exemple de Toulouse au début du mois de décembre 1572. Quelques mois après le massacre, des commissaires passent dans les maisons protestantes pour y lister, et y confisquer, ce qui reste aux rescapés. Extrait de leur procès-verbal : « Sommes allez à la maison de feu Geraud du Laur, solliciteur à la rue du vinaigre, à laquelle avons trouvé Marye Roubert sa femme à laquelle avons faict commandement nous exhiber les meubles dellayssés par sondict feu mary, cy devant inventoriez. Laquelle nous a dict et exhorté n’avoir que ung petit lict et une couchette sans couet ny coussin […] et la nuict est constrainte se couvrir de ses habilhements et emprunter pour se nourrir, elle et ses enfants, à son frère par charité. »
On pourrait dès lors faire du lit et de l’invasion nocturne le symbole de la stasís. D’abord, parce que la guerre civile se joue aussi sous la couette ; tout doucement ou à grand bruit, elle sépare ceux qui s’aiment, s’immisçant sous les draps. Si Géraud du Laur est protestant, sa femme, Marye Roubert, s’avoue catholique. Comme l’écrit Giorgio Agamben, la guerre civile est une « guerre dans la famille », un oikeos polemos. « La guerre civile assimile et rend impossible à distinguer le frère et l’ennemi, le dedans et le dehors, la maison et la cité1. » Alors, la maison se fait champ de bataille, important dans le lit son lot de fantasmes.
Les récits qui mentionnent les trahisons lectuaires et nocturnes sont trop nombreux pour n’être pas symptomatiques. Le protestant Théodore de Bèze rappelle à plusieurs reprises, au fil d’une infatigable liste de meurtres, que les victimes ont été surprises la nuit, en plein sommeil dans leur lit, détail qui vient encore accabler à ses yeux la culpabilité catholique. À Castellane, en 1562, « Jaquet Arlot, homme vieux et important et griefvement malade en son lict » fut « pris et jetté des fenestres de sa maison en bas »2. Si la maison est pleine d’ennemis, la nuit n’est plus le moment du calme et de la régénération, mais au contraire le temps du cauchemar, « car en matiere de guerres intestines, écrit Montaigne, vostre valet peut estre du party que vous craignez. Et où la religion sert de pretexte, les parentez mesmes deviennent infiables ».
Ce faisant, la symbolique du lit et celle de la nuit basculent : loin d’être le lieu et le temps douillets de la confiance possible, du relâchement nocturne de l’amour conjugal, le temps où l’on prépare chrétiennement sa bonne mort, la nuit devient le réceptacle de toutes les craintes, à commencer par celle, redoutable, d’être assassiné dans son sommeil et par ses proches. Mathieu Blouin, rappelle cette expérience à Gaillac où les conflits confessionnels sont très violents. À ses yeux, les catholiques se tenaient « plus figés que le chien d’un chasseur, quand dans une éteule ou dans l’herbe verte, dressé sur ses pattes, il guette perdrix et cailles : il n’ose bouger d’aucune façon ni son cœur ni ses pattes. […] De même les papistes se tenaient nuit et jour l’oreille dressée, sans dormir d’un sommeil profond »3. L’expérience des guerres civiles se résume en ce détail anatomique : impossible de dormir sur ses deux oreilles ; il faut avoir l’œil ouvert, toujours. Les guerres de Religion infligent aux corps une interminable nuit blanche, hantée des violences inouïes subies par les contemporains. Le temps est aux longs couteaux et aux nuits courtes.
- La nuit comme outil du massacre
La chronologie et la topographie fines des tueries de la Saint-
Barthélemy, mal connues, montrent qu’une part essentielle des violences a été commise non seulement de nuit mais surtout à l’abri des regards. La dimension nocturne des massacres permet l’invisibilisation des mises à mort, phénomène qu’Abram de Swaan a problématisé sous le terme de « compartimentation des violences »4. Éblouissant, le fameux tableau du peintre François Dubois, rescapé de la Saint-Barthélemy, n’est-il pas aussi trompeur, qui représente des meurtres commis, à Paris, en plein jour et en pleine rue, sous les yeux de tous5 ? Il faut en réalité repenser la localisation et la chronologie privilégiée des meurtres de masse de l’été 1572.
Une fois les premières proscriptions passées, commises en plein jour, à grand renfort de signaux en tout genre, il est vraisemblable que la plupart des assassinats aient été perpétrés derrière des hauts murs, loin des regards, au cœur de la nuit. Ce faisant, il importe de réintroduire la variable « visibilité » au sein des crises même les plus paroxystiques, telles que la Saint-Barthélemy. Le passage du jour à la nuit a, en effet, des implications décisives sur l’espace de la mise à mort ou sur la rationalité des tueurs, et entraîne un partage différent du sensible : du bruit au silence, de la lumière à la pénombre, du public au privé, de l’explicite à l’implicite, de l’excitation au calcul. Simon Goulart décrit les prisons du Châtelet de Paris et du For-l’Évêque comme « pleines de prisonniers auxquels on donnait espérance de relâche, mais la nuit on les saccageait cruellement, par cinquantaines, puis jetait-on les corps dans l’eau »6.
Avec l’extension des massacres en province, la compartimentation spatiale des violences est plus flagrante encore : à Lyon (31 août) comme à Rouen (16 septembre), à Toulouse et à Bordeaux (3 et 4 octobre), l’essentiel des massacres est perpétré de nuit, en prison derrière des murs clos. On ne lira que la froide chronologie du massacre toulousain : « Avant soleil levé, deux escoliers, l’un nommé Latour et l’autre Lestelle, ayant assemblé quelques autres gernements en nombre de sept ou huit, armés de haches et de coutelas, s’en allèrent à la conciergerie par le commandement de l’advocat general et, estant entrés, faisoient descendre ces pauvres prisonniers les uns après les autres, les massacroient au pied du degré sans leur donner loisir de parler ny de prier Dieu ; et de la sorte, comme on assure, en furent tués plus de trois cents7. »
« Avant soleil levé », là est l’information qui nous intéresse. Il s’agit bien sûr de surprendre les huguenots, d’éviter qu’ils ne s’alarment et ne s’arment. Mais pas seulement. La nuit dit aussi un massacre qui se sait inglorieux, des meurtriers qui ont conscience qu’ils sont les soldats d’une guerre injuste et qu’il faut commettre leurs violences à l’abri des regards, c’est-à-dire non pas en plein jour mais au cœur de la nuit. Le Réveille matin des François met en scène une entrevue, à moitié fictive, entre Nicolas Pezou et le roi Charles IX au Louvre, le 5 septembre 1572. Pezou se vante d’avoir jeté la veille cent vingt huguenots « dans l’eau et qu’il en avoit encores entre ses mains autant pour la nuict »8.
Les Mémoires de l’Estat de France regorgent aussi d’assassinats commis en pleine nuit. « Pierre Baillet, marchant teinturier, en la rue S. Denys, oyant le bruit des armes par la rue, sur la minuict fit sortir un de ses serviteurs pour savoir que c’estoit. Comme il vouloit s’avancer, les voisins armez lui commandèrent de rentrer et dire à son maistre qu’il se tinst quoi ; que l’on vouloit tuer l’Amiral, et qu’ils estoyent en armes pour empescher la sedition. Lui entendant ces nouvelles, conut que c’estoit fait de sa vie. Et pourtant fit lever sa femme et tous ses enfans au nombre de sept, puis fit la prière d’ardante affection, laquelle achevée, on vint sonner la clochette de sa maison9. »
Établir une micro-chronologie des tueries comme une cartographie fine des espaces de la mise à mort s’avance alors comme l’une des pistes de recherche à suivre pour mieux comprendre l’efficacité d’une poignée de tueurs. Les murs clos, l’heure nocturne… rien ici ne suggère une participation massive de la foule. La plupart des victimes ont certes été traînées par les voisins « à la rivière », mais ensuite livrées aux massacreurs, qui, pour beaucoup, ont commis leurs assassinats discrètement, chez eux ou en prison, en pleine nuit. Pierre de l’Estoile décrit ainsi Thomas Croizier en sa maison de la vallée de Misère (aujourd’hui quai de la Mégisserie) coupant la gorge du conseiller Rouillard puis le jetant à l’eau « par une trappe qu’il avoit en sa maison »10.
C’est encore une scène d’intérieur que peint d’Aubigné à l’heure d’évoquer les meurtres de masse : « Voici encores un acte qui ne peut estre garenti qu’autant que la bouche des tueurs vaut : c’est qu’en la valee de misere, il y une porte que nous avons veuë peinte de rouge, à laquelle les principaux massacreurs, comme Tanchon, Pezou, Croiset et Perier, estoyent durant les trois jours ou tout, ou partie d’eux. Là, on amenoit à l’entrée de la porte les miserables que ceux ci recevoyent et menoyent sur des planches, par où on va aux moulins pour les precipiter entre deux piliers du pont11. »
Braquer le projecteur sur la dimension nocturne des tueries, c’est pointer du doigt les vrais responsables, recentrer le regard vers la poignée de miliciens – Pezou, Croizier, Chenet ou encore le Lyonnais Mornieu, les frères Delpuech à Toulouse –, le groupe d’hommes motivés et organisés qui ont mis en œuvre les exactions, de nuit, tandis que la majorité de leurs voisins catholiques faisaient autre chose, et notamment dormaient. S’intéresser aux heures précises du massacre, c’est refuser de pointer en bloc les Parisiens, pire le « peuple », trop souvent accusé des pires tueries, pour mieux s’arrêter sur ceux, bons bourgeois, capables, en temps voulu, d’organiser un impitoyable et nocturne massacre de civils12.
- La nuit des rescapés
Si la nuit sert aux tueurs à dissimuler leurs méfaits, à les soustraire aux regards extérieurs et également peut-être à eux-mêmes, elle permet aussi aux huguenots de se cacher, d’espérer profiter de la pénombre et des ressources nocturnes pour s’en sortir. Quelques exemples l’attestent. Écoutons Jacques Nompar de Caumont duc de La Force (1558-1652), enfant du massacre. Laissé pour mort, il se cache une nuit durant sous les cadavres de ses père et frère, qu’il a vu exécuter : « Il demeura ainsi tout nu, jusqu’à ce que, sur les quatre heures du soir, ceux de maisons voisines sortant, soit par curiosité, soit dans le désir de profiter de ce que les bourreaux pouvoient avoir laissé, s’approchent pour visiter les corps. Un marqueur du jeu de paume de la rue Verdelet, voulant lui arracher un bas de toile qui lui étoit resté à une jambe, le retourne, car il avoit le visage contre terre, et le voyant si jeune, s’écria : “Hélas ! Celui ci n’est qu’un pauvre enfant ; n’est ce pas grand dommage ? Quel mal pouvoit il avoit fait ?” Ce qu’oyant le jeune Caumont, il leva doucement la tête et lui dit tout bas : “Je ne suis pas mort ; je vous prie, sauvez moi la vie.” Mais soudain, lui mettant la main sur la tête : “Ne bougez, dit-il, car ils sont encore là.” Ce qu’il fit ; et ledit homme se promenant par là peu de temps après, s’en revint à lui, et lui dit : “Levez vous, car ils s’en sont allés” ; et soudain lui jette un méchant manteau sur les épaules, car il étoit tout nu13. »
Se cacher une nuit durant sous les cadavres de sa famille : pour les minorités, de telles épreuves paroxystiques ne sont pas rares. Bien sûr, le massacre demeure exceptionnel. Mais pas l’obligation de se cacher, de se déguiser, de fuir en pleine nuit, de mentir ou de soudoyer. Pris par la tuerie en plein Paris, le protestant lucquois Michel Burlamacchi se décide à profiter de la nuit pour quitter la ville ; il laisse ses quatre enfants cachés chez le trésorier des Guise, nommé Le Clerc. Tous ont moins de quatre ans. Il fuit sans eux, avec son beau-père, craignant qu’en les « emportant avec eux si avant dans la nuit, ils ne fussent découverts par des pleurs d’enfants »14.
Mais la nuit est aussi souvent, pour les rescapés, l’obligation de participer au repos et aux moments de détente, de conduite informelle que l’obscurité entraîne et autorise. Quand il réussit à fuir Paris, La Force s’arrête pour dormir dans une auberge. Là, des profiteurs de guerre se reposent aussi, vantant leurs exploits. Se taire pour survivre – un homme, un catholique, enfile sa robe de chambre et vient souper, alors « le jeune La Force reconnut très-bien que c’étoit la robe de chambre de son frère. Il est aisé de juger s’il soupa de bon appétit »15.
Apprendre à se taire, à baisser les yeux, à fuir les regards, telle est la leçon des guerres civiles. Charlotte Arbaleste expérimente cette situation : déguisée en servante, elle a réussi à quitter Paris et se retrouve au milieu de catholiques compagnons de voyage ; « toute l’après dinée ces moynes et ces marchands ne faisoient que parler en réjouissance de ce qu’ilz avoient veu à Paris, et comme je disois ung mot, ilz me disoient que je parlois en huguenotte ; je ne peu faire autre chose que faire la dormeuse pour n’avoir subject de leur respondre »16. « Faire la dormeuse », un savoir-faire que l’on n’oubliera pas.
À Orléans, l’étudiant protestant Johannes Botzheim raconte une scène similaire de dissimulation contrainte et nocturne. Il se retrouve prisonnier de la ville en septembre 1572, au cœur du massacre. Moyennant finances, un capitaine catholique accepte de le recueillir chez lui, avec ses compagnons d’infortune. « Pour en revenir au refuge où nous étions établis, il fallait au milieu de ces brigands, de ces assassins, de ces bourreaux, être encore avec eux gais, libertins, licencieux. Il fallait rire au dîner et au souper, quand chacun racontait ses exploits ; il fallait se montrer satisfait, en voyant passer près de la maison ceux que l’on entraînait à la rivière et faire comme si l’on prenait quelque plaisir à cette boucherie, à ce massacre. […] Forcé de contempler de tels spectacles et d’avoir l’air d’applaudir aux méchancetés et aux déportements de ces bandits, nous nous attendions à toute heure à avoir notre tour. Nous avions notre table toujours servie et bien approvisionnée, et nous faisions accueil à tous ces bourreaux, soit qu’ils fussent amenés par le capitaine, soit qu’ils vinssent d’eux-mêmes, en sorte que la maison n’était jamais vide de soldats et qu’il n’y avait pas de souper, pas de dîner où n’y eût à table au moins douze ou quatorze massacreurs, aux belles actions desquels il fallait applaudir, à mesure qu’ils en faisaient parade. […] Et il ne fallait pas seulement manger et boire avec ces gueux et veiller à ce que la table fût bien pourvue ; nous devions encore les égayer par de la musique, en jouant de la guitare, du luth, et les divertir par des danses17. »
Pour conclure, au temps des massacres de la Saint-Barthélemy, et plus largement avec les guerres de Religion, la nuit se colore d’une myriade de significations nouvelles, et parfois contradictoires. Montaigne exprime magnifiquement cette angoisse nocturne qui saisit les contemporains à l’heure du coucher : « Je me suis couché mille fois chez moi, imaginant que l’on me trahirait et assommerait cette nuit-là : composant avec la fortune, que ce fût sans effroi et sans langueur. Et me suis écrié après mon patenôtre, “Impius haec tam culta novalia miles habebit ?” [Ces terres que j’ai tant cultivées, c’est donc un soldat impie qui les aura ? Églogues]18. »
Inversement, pour l’époque contemporaine, le sociologue Niklas Luhmann associe très étroitement le lit et le sentiment de confiance : « L’homme a, en de nombreuses situations, le choix d’accorder ou non sa confiance à divers égards. Mais, s’il ne faisait pas confiance de manière courante, il n’arriverait même pas à quitter son lit le matin19. » Il n’en va pas ainsi avec les guerres de Religion. En ces heures insomniaques, l’homme ne parvient pas à se glisser sous la couette le soir. « Il n’y a de pires saints en Bretagne que le catholique valet de Monsieur de Fontaines, gouverneur de Saint-Malo, qui coupa la gorge à son Maître en son lit, moïennant deux mille écus, pour notre Mere Saint Église20. »
Que le lit soit un lieu de passage vers la mort n’a, en soi, rien de nouveau. Les nombreux ars moriendi, les memento mori peints ou sculptés sur les montants de celui-ci depuis la fin du Moyen Âge, mais aussi les crucifix ou les scènes de la Passion, signalent que, depuis longtemps, c’est un lieu où le chrétien doit se préparer à la mort : cette iconographie permet « au chrétien de ne s’abandonner aux ténèbres de la nuit et du sommeil qu’après avoir mis sa vie en ordre et s’être placé sous la protection du Sauveur »21. Mais ce que Montaigne redoute est bien plus angoissant, car à cette mort malicieusement administrée par les proches, nul ne peut s’être préparé et jamais un décor macabre ne sera un avertissement suffisant. Comment (sur) vivre dans un monde soudain étranger, hostile, méconnaissable, quand au cœur du familier s’évanouit la familiarité ? 
1G. Agamben, La Guerre civile. Pour une théorie politique de la stasís, Paris, Le Seuil, 2015, pp. 21-22.
2T. de Bèze, Histoire ecclésiastique des Églises réformées au royaume de France, Anvers, Jean Remy, 1580, vol. 3, p. 343.
3M. Blouin, Mémoires sur les troubles survenus à Gaillac au milieu du xvie siècle, E. Nègre (éd.), Toulouse, Collège d’Occitanie, 1976, p. 149.
4A. de Swaan, Diviser pour tuer. Les régimes génocidaires et leurs hommes de main, Paris, Le Seuil, 2016.
5Conservé au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, ce tableau est reproduit à cette adresse : https://www.mcba.ch/collection/le-massacre-de-la-saint-barthelemy-vers-1572-1584/
6Mémoires de l’Estat de France, Heildelberg, sn, 1578, I, p. 226.
7J. Gaches, Mémoires de Jacques Gaches sur les guerres de Religion à Castres et dans le Languedoc, 1555-1610, Charles Pradel (éd.), Paris, Hachette, 1879, p. 119.
8Le Reveille matin des François et de leurs voisins, composé par Eusebe Philadelhe Cosmopolite, en forme de
Dialogues, Édimbourg, 1574, p. 75.
9Mém. Est. France, i, p. 222.
10Bibliothèque nationale de France, Ms. fr. 10304, fol. 268.
11L’Histoire universelle du Sieur d’Aubigné, première partie, Jean Moussat, Maillé, 1616, p. 22.
12C’est la thèse de Barbara Diefendorf. B. Diefendorf, « Prologue to a Massacre : Popular Unrest in Paris, 1557-1572 », American Historical Review, 90, 1985, pp. 1067-1091.
13J. Nompar de Caumont, Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, depuis la Saint-Barthélemy jusqu’à la Fronde, pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l’histoire de France, Paris, Charpentier, 1843, vol. 1, pp. 19-20.
14C. Eynard, « Notice sur la vie de Renée Burlamacchi, femme de Théodore Agrippa d’Aubigné », Revue suisse, t. 5, 1842, p. 753.
15J. Nompar de Caumont, Mémoires, op. cit., p. 31.
16C. Duplessis-Mornay, Mémoires, Nadine Kuperty-Tsur éd. et introduction, Paris, Champion, 2010, p. 112.
17J. W. Botzheim, « La Saint-Barthélemy à Orléans, racontée par Joh.-Wilh. De Botzheim, étudiant allemand témoin oculaire, 1572 », Bulletin de la société d’histoire du protestantisme français, 1872, xxi, pp. 347-392, cit. p. 388.
18M. de Montaigne, Essais (1580), P. Villey et V. L. Saulnier (éd.), Paris, puf, 1979, livre 3, chap. 9, p. 970.
19N. Luhmann, La Confiance, un mécanisme de réduction de la complexité sociale, [1968], Paris, Economica, 2006, p. 1.
20S. Goulart, Mémoires de la Ligue, volume 5, p. 480.
21O. Christin, « Le lit, la Vierge, la mort », Revue de l’histoire des religions, tome 217, n° 3, 2000, p. 607-622, cit. p. 119.