Le fil Inflexions

Les 19 et 20 juillet, Inflexions sera au salon du livre de Saint-Cyr Coëtquidan

20 juin : mise en place du comité scientifique pour la commémoration du 150e anniversaire de la guerre de 1870

N°6 | Le moral et la dynamique de l’action – I

François Lagrange et Jean-Marie Reverseau
Les Invalides
L'État, la guerre, la mémoire
Paris, Gallimard, 2007
François Lagrange et Jean-Marie Reverseau, Les Invalides, Gallimard

La collection Découvertes Gallimard est connue pour savoir associer la qualité des textes à l’intérêt des illustrations. C’est de nouveau le cas pour ce numéro 508.

Ils sont certainement rares ceux ou celles qui n’ont jamais lu, entendu ou prononcé le nom des Invalides. Pourtant, ce chef-d’œuvre du classicisme français est mal connu. Véritable petite cité, le monument abrite près d’un millier de personnes ; certains y habitent, la majorité y travaille ou souffre. C’est en 1670 que Louis xiv ordonne la construction d’un hôtel royal destiné à accueillir les officiers et soldats trop âgés, invalides ou malades. Dans son testament le roi écrira « cette institution est la plus grande pensée de mon règne. » Le roi et Louvois, son ministre, veulent que la France ait une armée régulière ce qui suppose d’améliorer la condition des soldats. Le chantier sera long ; confié à l’architecte Libéral Bruant il ne se terminera qu’en 1706 avec le dôme qu’élève Jules Hardouin-Mansart, petit-neveu par alliance de François Mansart.

Au fil du temps, les Invalides sont tout à la fois hospice, caserne, hôpital, établissement religieux. Même si les révolutionnaires masquent ou détruisent les décors monarchiques et si l’église est fermée au culte, l’hôtel des Invalides est maintenu dans son emploi traditionnel. Napoléon 1er en fera un panthéon militaire national ; son tombeau y sera édifié par décision de Louis-Philippe et terminé en 1861 sous Napoléon iii.

Sanctuaire des héros de la patrie, les Invalides deviennent à partir du xixe siècle un sanctuaire des armes puis un musée de l’armée en 1905 doté de riches pièces.

Aujourd’hui, presque comme hier, se côtoient aux Invalides une centaine de grands invalides de guerre dans une maison de retraite équipée d’un centre médico-chirurgical réputé, plus d’un million de personnes qui visitent chaque année le musée, les fidèles et les visiteurs de l’église des Soldats qui a été érigée en cathédrale du diocèse aux armées françaises et le gouverneur militaire de Paris qui y réside.

Un livre-guide pour regarder Les Invalides non seulement à l’aune du passé mais au défi de l’avenir.


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