Numéro 19

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DOSSIER

Comparer l’incomparable, Luc Robène
Dans l’imaginaire collectif, le sport et la guerre entretiennent des liens solides que cet article tente de sonder en proposant une approche historique.

Leni Riefenstahl/Georges Perec : un olympisme martial, Dominik Manns    
Le rapprochement d’Olympia, le documentaire sur les Jeux olympiques de Berlin de 1936 réalisé par Leni Riefenstahl, et de W ou le souvenir d’enfance, l’autobiographie de Georges Perec, deux œuvres que tout semble opposer, permet de mettre en lumière les rapports particuliers du sport et de la guerre.

Convergences et limites, Jean-René Bachelet
La guerre n’est pas un sport et le sport n’est pas la guerre ! Dans l’un, des règles partagées, dans l’autre, la malignité de l’homme en action. Pour autant, le sport est une composante de la formation du soldat et son éthique fait écho à celle, encore plus exigeante, du métier des armes.

Un élément indispensable à la mission Michel Goya
Aujourd’hui, la formation physique des soldats est très fragmentée. Elle repose sur une forte valeur culturelle accordée au sport, et sur une application très dépendante de la volonté et de l’imagination des cadres de contact.

La force physique au service de la victoire, Éric Bellot des Minières
En modelant l’homme, le sport prépare le soldat à « faire face ». Un soldat « plus fort » remplit mieux une mission difficile et assure un succès durable aux opérations dont il a la charge.

D’une équitation utilitaire à une équitation sportive, Thierry Noulens
Héritière d’une longue histoire, l’équitation pratiquée aujourd’hui dans les armées est un outil de formation unique dont bénéficie le commandement dans le cadre de la préparation opérationnelle du personnel.

Dopage et conduites dopantes André-Xavier Bigard, Alexandra Malgoyre, Hervé Sanchez
Le recours à des produits, substances ou techniques susceptibles d’améliorer les performances physiques ou psychique est très fortement ancré dans la nature humaine. Chez les sportifs et les militaires également. État des lieux.

Des gestes de l’éducation physique aux gestes de la guerre, François Cochet
L’armée française entretient avec la formation physique des relations qui dépendent de ses besoins centrés avant tout sur la préparation au combat, mais également de regards sociaux qui fluctuent selon les époques.

Georges Hébert et l’éducation virile et morale par la méthode
naturelle
, Gilbert Andrieu
La méthode naturelle élaborée par Georges Hébert au début du xxe siècle est aujourd’hui encore utilisée au sein des écoles militaires. Elle met l’accent sur les valeurs humaines de l’entraînement physique.

L’entraînement physique militaire et sportif aujourd’hui, Vincent Lapouge
L’étude des doctrines en matière d’entraînement physique militaire et sportif permet d’affirmer que la préparation physique du soldat a le plus souvent suivi une logique militaire et opérationnelle. Faut-il pour autant condamner celles qui répondaient à d’autres logiques ?

Maurice Herzog, architecte d’une politique du sport comme grande cause nationale, Jean-René Bachelet
Maurice Herzog, vainqueur de l’Annapurna, mais aussi chef de maquis, libérateur de la Haute-Savoie et commandant de compagnie durant la rude campagne de l’hiver 1944-1945, a élaboré voici un demi-siècle, la politique du sport la plus ambitieuse, la plus globale et la plus cohérente jamais conçue en France.

Armées et sport de haut niveau, Christian Persicot
Le sport est une valeur fondamentale des armées et les athlètes de haut niveau de la Défense sont aujourd’hui des ambassadeurs de la France dont l’image se décline en interne autant qu’à l’international.

Alain Mimoun, soldat olympique assoiffé de France, André Thiéblemont
C’est sur les bancs de la communale, en Algérie, qu’Alain Mimoun est tombé amoureux de la France. Au point de s’engager en 1939 et de faire une guerre vécue comme une longue et douloureuse préparation physique et morale nécessaire pour aller jusqu’au bout de ses forces et devenir l’athlète français le plus médaillé.

1918 : football en guerre, football des campagnes, Arnaud Waquet
Durant la Grande Guerre, la présence massive sur le territoire français de soldats de l’Empire britannique, grands sportifs, a placé la population locale dans un processus d’acculturation rompant totalement avec la tradition gymnique d’avant guerre.

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