Numéro 16

QUE SONT LES HÉROS DEVENUS ?

DOSSIER

Le complexe d’Achille. Les as français pendant la Grande Guerre, Michel Goya
Le monde du combat est régi par des lois propres qui semblent s’appliquer de manière très inégale selon les individus. Un phénomène mis ici en évidence à partir de l’expérience des as de la chasse française lors de la Grande Guerre.

Les métamorphoses de la citoyenneté, entretien avec Dominique Schnapper
Quand la citoyenneté passe du modèle républicain au modèle démocratique, le souci de l’égalisation des conditions l’emporte sur la transcendance républicaine de la volonté générale. Mais quand les démocraties ne comprennent plus ce qu’est la guerre, elles nourrissent le danger de ne plus savoir se défendre et de ne plus savoir se battre pour la paix.

Héroïsme, mysticisme et action, Monique Castillo
Henri Bergson et Charles Péguy ont associé l’héroïsme, le mysticisme et l’action. Aux lecteurs d’aujourd’hui, ils donnent à penser le passage de l’héroïsme à l’anti-héroïsme.

Deux régimes du sacrifice à l’épreuve de la Grande Guerre, François Lagrange
La Grande Guerre a joué un rôle décisif dans l’évolution de la perception du sacrifice. Du sacrifice naturel au combat des héros professionnels que les soldats d’une armée régulière se doivent d’être, à une épreuve marquée par la souffrance.

Louis-Nathaniel Rossel, ministre de la Commune, Henri Paris
Louis-Nathaniel Rossel, capitaine du génie, colonel de la garde nationale et ministre de la Guerre de la Commune de Paris durant neuf jours, avait vingt-sept ans lorsqu’il fut fusillé en 1871. Venu à la Commune par refus de la défaite, sa vie et son œuvre sont depuis lors occultées.

Les cas Dreyfus et Picquart, Christian Vigouroux
Picquart et Dreyfus ont tous deux été victimes d’injustices forcenées, durables et organisées. Peut-on dire pour autant que Picquart, seul, fut un héros ? Que Dreyfus, seul, fut un héros ? Que ces hommes sont des héros ou que ce n’est le cas pour aucun des deux ?

Héros ou victime, le soldat dans l’œuvre  de Schoendoerffer, Yann Andruétan
Pierre Schoendoerffer est le seul cinéaste français dont l’œuvre a été presque exclusivement consacrée à la  guerre et aux soldats. Il ne cesse d’aborder des thèmes qui lui sont chers : l’engagement, l’honneur, la rédemption ou encore la mémoire.

Les malheurs du héros, Patrick Clervoy
Sait-on que celui à qui est offert de son vivant un statut de héros va connaître le malheur et l’exclusion ? Quatre histoires qui s’appuient sur des personnes et des faits connus du grand public.

Qu’est-ce qu’un héros ?, Marc Tourret
Un personnage, un acte, une mémoire. Telle est la trilogie nécessaire pour construire le héros. Fictif ou réel, vainqueur ou vaincu, celui-ci est le produit d’un discours qui met en scène sa/son geste extraordinaire. Par les valeurs qu’il incarne, il est un marqueur politique, idéologique et culturel des sociétés qui le construisent.

La chute de l’Empyrée, François Goguenheim
L’héroïsme a-t-il encore un sens ? Telle pourrait être la question à laquelle tente de répondre l’auteur qui s’inspire entre autre de son parcours d’officier des troupes de marine.

La révolution française et la fabrique des héros, Jean-Clément Martin
La période révolutionnaire a promu la reconnaissance des héros, citoyens et soldats, militants engagés dans les armées, selon des modalités totalement inédites.

De l’héroïsme au héros, André Thiéblemont
Il y a des héroïsmes sans héros. Pour que des héros, fictifs ou réels, émergent dans une collectivité, il doit exister une entreprise d’héroïsation : pas de héros sans discours ! Aujourd’hui, l’offre des armées est pauvre, alors qu’existe une demande d’épique et que les ressources en actes héroïques accomplis par nos soldats ne font pas défaut.

À Saint-Cyr, Claude Weber, Michaël Bourlet, Frédéric Dessberg
Les figures héroïques à Saint-Cyr sont ici abordées à travers une double approche, à la fois historique et sociologique.

Noms de promo : le choix des anciens d’Indochine, Xavier Boniface
Depuis 1945, près de 30% des noms de promotions d’élèves-officiers d’active font référence à la guerre d’Indochine, notamment à travers des parrains qui y ont trouvé la mort.

De la théorie à la réalité, Bruno Dary
Depuis le début de l’année 2010, la France a perdu une vingtaine de ses enfants sur un théâtre d’opérations extérieures ; cela signifie qu’à vingt reprises la hiérarchie militaire a mis en œuvre le « plan Hommages ».

POUR NOURRIR LE DÉBAT
Aux armes fonctionnaires !, Stéphane Bonnaillie
Une intervention militaire seule ne parvient pas à résoudre une crise internationale, à restaurer un État et à le rendre viable. L’action conjuguée de nombreux acteurs civils, institutionnels ou privés, nationaux ou internationaux est désormais indispensable.

Philosophie et stratégie, Jean-Paul Charnay
Issue du champ de bataille et de l’art militaire, la notion de stratégie s’est étendue de la guerre à l’ensemble des phénomènes de confrontation. Sa mise en perspective avec les grandes branches de la philosophie rappelle son critère majeur : la présence d’un Autre, adversaire ou allié.

Penser la guerre pour faire l’Europe, François-Régis Legrier
Toute organisation politique et sociale repose sur un système philosophique. A partir du dernier ouvrage d’Henri Hude, Démocratie durable, il s’agit de se libérer intellectuellement du politiquement correct afin de comprendre les désordres de notre société et de réfléchir aux conditions de l’exercice du métier des armes dans une société médiatisée à l’extrême.

Cette entrée a été publiée dans La revue. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.