Numéro 12

LE CORPS GUERRIER

Lire l’éditorial du numéro 12

DOSSIER

Plus qu’un corps, Jean-Claude Quentel
Pour le sens commun, le corps relève de la compétence exclusive de la physiologie. Il se révèle pourtant profondément humain : socialisé et travaillé par l’éthique.

Le guerrier et la danseuse étoile, Patrick Godart
Le corps guerrier est un corps mesuré, normé, étalonné ; il est l’aboutissementd’un apprentissage, un instrument et une machine de guerre, une arme et un outil de travail.

« Dresser » les corps, Pierre-Joseph Givre
« Dresser » le corps s’impose comme une absolue nécessité guerrière. Or cette approche propre à l’institution militaire favorise l’émancipation individuelle et collective.

En uniforme : être et paraître, Jean-Michel Mantin
Consubstantiel de l’état militaire, le port de l’uniforme ne remonte pourtant guère au-delà du xviie siècle. Et s’il distingue aujourd’hui encore le soldat des civils, le cas échéant de ses pairs, il doit également dissimuler et protéger le combattant.

Propos de tranchées, François Lagrange
Florilège raisonné du ressenti des corps humains dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.

Faire avec…, André Thiéblemont
Aucune logistique, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut satisfaire en tout lieu et en tout temps les besoins du corps combattant. Sonne alors l’heure du « faire avec… », de la « démerde ».

Entre ascèse et licence : le rôle du chef, Pierre Gillet
En opération, le maintien en condition physique du soldat est l’une des principales préoccupations du chef. Comme la lutte contre les tentations et leurs dérives telles que les femmes, l’alcool et la drogue. Témoignage.

Vers la guerre désincarnée ?, Thierry Cambournac
Si, pour protéger le soldat, le recours aux technologies les plus avancées s’impose, ne doit-on pas craindre qu’en résulte des affrontements déshumanisés et d’une violence hors de toute mesure ?

Offert en sacrifice, Christian Benoit
Depuis bientôt un siècle, la « privatisation » de la mort du soldat a fait disparaître la notion de sacrifice pour la patrie, au point qu’elle est devenue insupportable.

Métamorphoses, François-Régis Legrier, Guillaume Venard
Pour que la solide charpente du guerrier, prête à endurer fatigue et blessures, ne s’effondre pas, il faut qu’elle s’appuie sur une psychologie et des convictions solides. C’est ce que propose la densification.

Le miroir de l’âme, Patrick Clervoy
Pour qui, tel le médecin, sait déchiffrer les signes qui se montrent autant que ceux qui se cachent, le corps révèle de chacun ce qu’il est et ce qu’il fait.

Le corps collectif du soldat, Monique Castillo
Le soldat appartient à un autre corps, un corps plus grand que lui auquel il s’« incorpore ».

POUR NOURRIR LE DÉBAT

Pour une éthique de l’engagement, Damien Le Guay
S’engager est aujourd’hui difficile pour ne pas dire impossible. Quelques pistes pour comprendre le sens de l’engagement, en particulier pour les militaires.

État-unis : mythes fondateurset politique étrangère, Wafa Harrar-Masmoudi
Les États-Unis fondent leur politique étrangère et leur identité nationale sur une idéologie qui s’appuie sur des mythes fondateurs qui méritent que l’on s’intéresse à eux.

Cette entrée a été publiée dans La revue. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.