Le prix Erwan Bergot distingue « La Circassienne »

Le prix Erwan Bergot récompense une oeuvre grand public, écrite en langue française, célébrant un exemple d’engagement au service de la France et de ses valeurs essentielles. Il affirme la reconnaissance d’un état d’esprit commun à la société et à l’armée de terre : solidarité, dévouement, dépassement de soi, courage, adaptation.

Il a été remis le 30 mai 2011 à Guillemette de Sairigné pour son ouvrage La Circassienne, biographie d’une des dernières femmes d’épopée du XXe siècle : Leïla du Luart. Née en 1898 à Saint-Pétersbourg, fille du général Hagondokoff, elle connaîtra la vie sauvage en Manchourie comme les fastes de la cour du tsar. Dès l’âge de 17 ans, elle est infirmière pour l’armée russe. Réfugiée à Shangaï après la révolution, elle choisit de s’exiler en France où Coco Chanel l’engage comme mannequin et où elle épouse Ladislas du Luart. Lorsqu’éclate la guerre d’Espagne, elle s’engage dans l’assistance aux blessés et met en place une formation chirurgicale mobile pour venir en aide aux unités combattantes de la Légion étrangère. Elle ira sur tous les fronts. En 1941, à Rabat, elle est nommée marraine du 1er régiment étranger de cavalerie. En 1945, elle franchit le Rhin parmi les premières et défile à Paris le 14 juillet. Commandeur de la Légion d’honneur, grand officier de l’ordre national du Mérite, elle totalise six citations dont trois à l’ordre de l’armée. Décédée le 21 janvier 1985, ses obsèques se déroulent en l’église Saint-Louis des Invalides. Elle est inhumée au carré de la Légion du cimetière russe de Sainte-geneviève-des-Bois.

Guillemette de Sairigné, La Circassienne, Paris, Robert Laffont, 502 p.

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